I. III, part. Xlll, c L 9, p. 240. — Péré
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Îuis ol. lib. I, c. 58, &c. " j étoient allés chercher dans l'occident.
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3 ai igion qa'il»
(2) Ce nom, tiré par comiption de celui des Hoei-hou , peut se rendre par retournés, ou revenus sur leurs pas. II pourroit y avoir quelque allusion à la conduite des Hoei-hpu , qui ont rap-
SUR LES LANGUES TA RT ARES. X99 siècle, où déjà les Hoeï-hou voisins de la Perse dévoient «avoir adopté la nouvelle religion , mais où ceux qui étoient demeurés dans le pays des Ouigours ne la connoissoient point encore (1), jusqu'au temps des Mongols, où la totalité des Turks nomades et beaucoup de Turks citadins étoient attachés à la loi de Mahomet, mais où il restoit encore beaucoup d'idolâtres dans les villes de la Boukharie (2). Malgré la résistance que ceux-ci durent opposer, la conversion s'opéra, et de nos jours elle est presque complète. On peut dire même qu'il n'y a pas un pays d'Asie où les Turks ne soient Mahométans ; mais dans la Boukharie, leur mahométisme est fort corrompu , et mêlé d'idées empruntées ou retenues des Bouddhistes , ainsi que l'ont observé les Chinois, par rapport aux Musulmans de Tourfan {3).
Ce fut dans l'intervalle qui s'écoula entre le passage des Hoeï* hou dans l'occident, et leur entière conversion à l'islamisme , que ces peuples adoptèrent l'usage de l'alphabet Ouigour. Ce sont eux, comme on sait, qui l'ont porté dans le Mawarenna«* har, où il étoît en usage au temps de Temour, suivant Ara±>schah (4), et où il a continué depuis d'être employé pour la langue Turke, ainsi que nous en pouvons juger par les deux manuscrits d'Oxford et de la Bibliothèque du Roi (5). Déjà les Thou-hiouéi avoient adopté les lettres Ouigoures ; car on ne peut douter que ce ne fussent ces lettres qui furent employées sur le monument élev£, l'an 925 , en l'honneur de Pi-ko4Jio-haa , et où l'on grava réloge de ses belles actions , en caractères Khi-tan , Thou-kioueï et Chinois (6). C'étoit aussi, sans aucun doute, l'alphabet Ouigour qu'avoient adopté* les Kirgis(y), et au sujet duquel on observe que ce peuple suivoit, ainsi que pour sa langue, les règles usitées chez les Hoeï-hou. L'extension que cet
(1) Voyez plui haut, p. 286.
(2) Marc-Pol. lit. 1, c. +6 , 49 et alibi.
(3) Mémoire» concernant les Chinois,