‹ Recherches sur les langues tartares ou memoires sur differens points de la grammaire et de la litterature des Mandschous, des Mongols, des Ouigours et des Tibetains. Paris, Impr. royale 1820Chapitre 9 sur 20 · Thsiêi yun thsing tseu , ou bien o /A · texte numérisé non relu

Thsiêi yun thsing tseu , ou bien o /A

mandchou atchan moudan-i khergen [c'est-à-dire, Syllabes mandchoues groupées ou groupement des syllabes]. Cet article comprend les syllabes complexes ou les dissyllabes, tels que kowa , piya , touwan , kiyao , &c. C'est une table analytique rédigée d'après urt article analogue que l'on trouve dans les diction L naires Chinois , et qui montre la manière de décomposer les sons des mots Chinois, autant que le permettent leur nature presque monosyllabique et le défaut de signes alphabétiques. Les Mandchous auroient pu, sans inconvénient, se dispenser d'adopter un mode d'analyse si vicieux ; et c'est un puéril esprit d'imitation qui a engagé l'auteur du Thsing wen khi meng à conserver des règles qui deviennènt inutiles, quand on peut faire usage d'une

écriture alphabétique. Ce n'est pas là, au reste, la seule circonstance où ils ont fait preuve d'une servile exactitude à copier leurs maîtres.

3. 0 Man-tcheou waï tan tseu , ou /-OH) O L ' ^J ^ o gv \ j> \ j. o.r * » $ mandchou doulergi emteli khergen [c'est-à-dire, Caractères (syllabes) isolés étrangers à la langue Mandchoue]. Cet article contient les syllabes qui sont Chinoises, ou qui ne se trouvent que dans des mots d'origine Chinoise, et par conséquent fort courts ou même monosyllabiques, tels que nioung, lioung, lu , siu , /tu, tsiu, &c. Sur quoi je remarquerai que les Mandchous, n'ayant pas i'u pur des Chinois et des François, le représentent par ot V>* , mais seulement quand il est précédé d'un i; après toute autre lettre, lis lui substituent leur S: ou.

4-° Man-tcheou wa'i lian tseu, ou /Mj*-o 3t ' e?L 9* s>. f lt ! s mandchou doulergi kholbokho khergen [Syllabes groupées étrangères au syllabaire Mandchou], Ce sont, par exemple, les syllabes complexes sain, ddin, douin, &c.

5. 0 Thsing tseu thsiéi yun fa, ou bien /^J /i^^ ^ a/'^ / ! > N 1 v / >- y <y -'- r " . mandchou atchan moudan-ni khergen-be atchabourc arga. [Règles pour réunir les syllabes Mandchoues]. On y trouve l'exposé des principes orthographiques sur le groupement des lettres et des syllabes. Les voyelles ne peuvent pas être indifféremment jointes entre elles: a et e, i et a ou e, veulent être séparés par un ya; 0, ou, ô, suivis d'un a ou d'un e, demandent l'interposition d'un wa; IV doit, dans certains cas, être redoublé, Sec. Atchan moudan-ni kliergen est la phrase adoptée pour rendre ce que les Chinois appellent thsiéi tseu, caractères de division ou d'analyse. On peut voir , sur ce que c'est que le thsiéi, les Meditationes Sinica et le Muséum Sinicum.

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