‹ Recherches sur les lésions du centre ovale des hémispheres cérébrauxChapitre 62 sur 116 · CONTRACTURE · texte numérisé non relu

CONTRACTURE

Lalubre Joséphine, âgée de 62 ans, frappée d’apoplexie le 8 février 1877 et transportée aussitôt à l’hôpital.

Hémiplégie gauche avec flaccidité. Abaissement de la commissure latérale gauche. Coma profond. Respiration stertoreuse. Mort dans la nuit sans qu’on ait observé ni contracture ni convulsions.

Autopsie. — Tous les ventricules ainsi que l’aqueduc de Sylvius sont pleins de sang fraîchement coagulé. Bulbe et cervelet sains. Dans la protubérance et les pédoncules cérébraux on trouve quelques petits foyers d’hémorrhagie capillaire. L’hémisphère cérébral gauche est sain. Sur la paroi du ventricule latéral du côté droit, on voit, après avoir enlevé par des lavages répétés les caillots que contenait ce ventricule, une large ouverture irrégulièrement arrondie, à bords pulpeux, rougeâtres, située à la partie postérieure du corps opto-strié. Un examen plus attentif montre que cette ouverture occupe la place de la moitié postérieure de la couche optique et de la portion correspondante du noyau caudé. Elle forme un large cratère qui s’enfonce dans la substance du cerveau-, sur des coupes on voit quelle se continue à travers la moitié postérieure de la capsule interne et du noyau lenticulaire jusqu’à un vaste foyer qui occupe la situation la plus ordinaire des foyers hémorrhagiques, c’est-à-dire la région de Tavant-mur et de la capsule externe. •

Il ressort clairement de ces faits que l’irritation de repen-

ti) Observation communiquée par mon ami M. Colson, interne des hôpitaux.

dyme ventriculaire par l’épanchement sanguin ne suffit pas à elle seule pour produire la contracture. Quelle est donc la condition immédiate de la production de la contracture dons les cas d’inondation ventriculaire? Les observations suivantes pourront peut être nous aider à trouver la solution de cette question:

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