‹ Recherches sur les maladies mentalesChapitre 36 sur 122 · INFLUENCE DES SUPPURATIONS · texte numérisé non relu

INFLUENCE DES SUPPURATIONS

Peut-être cependant pouvait-on soupçonner un léger affaiblissement intellectuel.

La malade dont je viens de rapporter l'observation offrait des symptômes graves de démence, et la suppuration qui a précédé la guérison a été extrêmement abondante; c'est à ce double point de vue que ce fait m^a paru intéressant.

Dans la seconde observation, l'accès de folie paralytique, au lieu de se terminer par la démence paralytique ou par la guérison, se termine parla démence simple sans aucune trace de paralysie ; ce mode de terminaison relativement favorable, est rare et semble ici devoir être attribué à une suppuration assez longue qui a été la conséquence d'un phlegmon diffus de l'avant-bras.

M. Julien, âgé de trente-deux ans, est entré dans un asile privé le 17 avril 18S6. Depuis longtemps il faisait des excès alcooliques, buvait beaucoup de bière et d'absinthe. Les premiers symptômes d'aliénation mentale avaient été remarqués dix jours avant son entrée ; il avait alors commencé à déraisonner et à commettre des actes extravagants.

A son entrée, le malade est peu agité et parait se rendre, jusqu'cà un certain point, compte de son état. Pas d'inégalité des pupilles; pas de tremblement dans la parole ; à chaque instant, marques de contentement et de satisfaction non justiaées; hallucinations de la vue. Les jours suivants, état d'apathie et d'indifférence ; le malade semble avoir oublié le passé et ne conserver qu'un sentiment confus de sa situation, répétant toujours les mêmes phrases, ne se livrant à aucune occupation.

Pendant le mois de juin survint une excitation maniaque avec délire ambitieux très prononcé. De temps en temps,

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