DONNÉES DE L’OBSERVATION
Nous réunissons dans ce Chapitre toutes Les données d’observations qui sont nécessaires à l’étude de la variation de la marée dans la mer Rouge.
Dans un premier tableau figurent les constantes harmoniques des six ondes principales M,, S,, N;, K,, O,, P, pour toutes les stations où les ingénieurs hydrographes de la Marine royale italienne ont placé des marégraphes.
On trouvera groupées dans un second tableau les distances à Périm et à Shermsheik d'un certain nombre de points de l'axe de la mer Rouge, les largeurs et les profondeurs moyennes de la mer en ces points, ainsi que leurs coordonnées géographiques.
Un troisième tableau contient les quantités relatives au potentiel
générateur des six ondes envisagées.
1. Constantes harmoniques. — ‘Tous les renseignements numériques relatifs aux constantes harmoniques des six ondes principales ont été tirés du tableau donné à la page 139 de l'important Mémoire du professeur Francesco Vercelli (1).
On y trouve, pour chacune de ces ondes, l'amplitude et le retard de la marée sur sa lune fictive, déterminées par l’analyse harmonique au moyen des hauteurs qu'ont enregistrées les marégraphes dans les stations suivantes : Suez, Zafarana, Ras Gharib, Tor, Asharafi, Shadivan, Koserr, Gidda, Port Sudan, Massaua, Kamaran, Assab, Djibouti, Aden.
Parmi ces stations, les cinq premières sont situées dans le golfe de Suez; les autres, jusqu’à Assab incluse, s’'échelonnent le long de la mer Rouge. Aden et Djibouti sont des ports de l'océan Indien.
Comme amplitude À d’une marée pour la station N, nous avons adopté la moyenne des déterminations particulières obtenues au
cours de plusieurs séries.
(!) Annales hydrographiques de la Marine royale italienne, vol. XI.
AR
Étant donné le bon accord de ces valeurs particulières, on peut conclure que les amplitudes des diverses marées sont connues à 1° près.
Pour chaque marée, nous avons également adopté comme retard la moyenne des retards observés.
Si l’on prend pour origine du temps, exprimé en heures moyennes, le passage de la lune fictive au méridien de Greenwich,
el qu’on pose a — M9 — 2 longitude est,
pour les ondes semi-diurnes, et
4 — K9— longitude est,
pour les ondes diurnes, on sait que l'expression de la marée prend la forme A cos(ct — x), © étant la vitesse angulaire de l’onde considérée, et &, sa phase au temps initial.
On trouvera dans le tableau ci-joint, en face de chaque station, les valeurs de l'amplitude, du retard et de la phase & des six marées principales.
Nous avons ajouté les données analogues relatives à Périm, que M. Courtier, de la section des Marées au Service hydrographique de la Marine, a eu l’obligeance de nous communiquer.
Comme, d'autre part, l'amplitude et le retard de l’onde P,, à Suez, manquent dans le tableau du professeur Vercelli, nous avons adopté pour l'amplitude le nombre donné dans le Wanual of Tides américain pour 1904, p. 350. Pour P? à Suez nous avons adopté la valeur de K{ dans la même station. Nous donnons au Chapitre TV ($ 24) les raisons qui ont motivé ce choix.
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