VI. Progrès plus sensibles
Examen après 60 jours.
VII. Plaie parfaitement cicatrisée. La nécrose en grande partie renfermée dans l’os évidemment régénéré, recouverte, vers le point qui restait à régénérer; d’une croûte albumineuse compacte et cornée.
Les sommets de la régénération faisan t masse commune avec les bouts sains de l’os qui , d’abord , ne paraissaient qu’encroûtés de phosphate calcaire.
La substance devant constituer la régénération , offrait postérieurement, dans son centre , une pièce osseuse qui s’unissait, par deux fibro-cartilages , aux portions osseuses qui parlaient de chaque bout. Voyez les fig. 2 et 3.
Examen après go jours.
VIII. La plaie entièrement consolidée , sans apparence même de cicatrice , était recouverte de plumes.
La masse musculaire d’un volume moindre que dans l’état sain, bien distincte de l’os positivement régénéré.
Nota. Une erreur s’est glissée pages 55i, 352,362 , 578. Le mot séquestre a été involontairement employé pour celui de régénération. Il sera facile d’en rétablir le véritable sens, puisque ces deux objets sont si distincts.
Le séquestré ovoïde ne présentait qu’une simple ouverture, remplie de cette substance que nous avons constamment observée, qui recouvrait la portion d’os nécrosé répondant à cette issue.
La pièce osseuse du centre de l’os régénéré confondue avec les autres pièces qui lui correspondaient supérieurement et inférieurement. V oyez les figures 4 et 5.
Une de ces régénérations, examinée soigneusement après l’avoir détachée du membre, nous a présenté une cavité dont les parois nous ont paru lisses et disposés à former une membrane, que nous avons même cru reconnaître en partie.
Cette cavité, de forme olivaire un peu allongée, était fermée à ses deux extrémités, où aboutissaient les deux portions d’os , séparées de la nécrose, tronquées sans le moindre développement ultérieur vers ce point.
La cavité médullaire de chaque bout était évidemment fermée et ossifiée un peu au-dessus de la séparation de la nécrose. Voyez la figure 6.
A l’extérieur, la régénération était légère-
ment mamelonnée, adhérente aux muscles qui y avaient déjà pris leurs points d’insertion.
En suivant le décroissement olivaire du séquestre, ou de l’os régénéré, vers les portions saines, il nous a été facile de nous assurer qu’elles s’étaient moins développées par elles- mêmes qu’accrues par l’encroûtement du phosphate de chaux , dont s’étaient imprégnées les parties molles environnantes , sans qu’il soit possible de penser que le périoste, qui avait participé à cette imprégnation sur ce point où il existait, ait pu se prolonger pour constituer le séquestre. Nous avons déjà dit qu’on l’avait entièrement ruginé sur l’os nécrosé.
Il est, d’ailleurs, évident que ni la moelle, ni la membrane médullaire n’ont pu contribuer à la formation du nouvel os, à moins que ce ne fût seulement vers le sommet de l’ovoïde, dans l’ouverture médullaire.
L’os, dans une longueur égale à son dépouillement, était positivement nécrosé, plein, en partie , des lamines de plomb que nous y avions introduites, entièrement isolé au milieu du séquestre.