‹ Recherches sur les métastasesChapitre 46 sur 50 · I. Un caillot de sang occupait le vide formé par l’ablation · texte numérisé non relu

I. Un caillot de sang occupait le vide formé par l’ablation

Tuméfaction des muscles et de toutes les parties environnantes.

Examen après 3 jours .

II. Caillot plus solide. Tuméfaction des parties molles. Léger gonflement des bouts d’os.

Examen après 6 jours.

III. Le caillot moindre. Moins de tumé-faction aux parties molles.

Un peu plus de gonflement dans les bouts d’os, encroûtés légèrement de phosphate cal-

caire. Leur cavité médullaire déjà obstruée par une substance osseuse, sans la moindre apparence .d’un corps quelque peu solide entr’eux. Voyez la fig. 7.

Examen après 18 jours.

IY. Petit caillot à la surface. Matière albumineuse concrétée également à l’extérieur, ainsi que dans les cas qui précèdent celui-ci.

La plaie s’était rétrécie.

Les parties molles presque dans leur état naturel, sans interposition d’aucun corps consistant ou solide, entre les deux bouts d’os qui se prolongeaient déjà sensiblement, et dont l’orifice médullaire était fermé.

Examen après 3o jours.

Y. La plaie presque fermée. Prolongemens laminés et anguleux des deux bouts entièrement fermés. Rien dans les intervalles. Pas le moindre gonflement dans le membre. Voyez la ft g. 8.

Examen après 4° jours.

yi. Un peu plus de développement dans les os.

Examen après 60 jours.

VII. Ayant incise le membre des deux côtes, parce que nous avons cru, d’abord, le procédé plus facile pour exciser l’os ( c’est le premier pigeon que nous ayons opéré), il s’est formé un caillot de chaque côté qui a donné lieu à un phénomène extraordinaire, tout- à- fait particulier à cette expérience-ci.

Cês deux caillots , assez considérables par l’effet de l’hémorragie, remplissaient tout le vide causé par l’ablation, en s’opposant aussi à la cicatrisation. Ils étaient noirs et très-desséchés , et proéminaient au-dehors.

Observés très-soigneusement avec les parties qui les cernaient , nous avons positivement remarqué qu’ils étaient enveloppés chacun de lames ou brides fibro-cartilagineuses, en forme de poches ou de kistes imprégnés par interva lie, de phosphate calcaire, servant de moyen d’union entre les deux bouts d’os évidemment tuméfiés, concaves et un peu amincis sur leurs bords comme pour constituer les sommets de la régénération qui se préparait à remplacer la portion, d’os enlevée. F oyez les figures 9 et 10.

Examen après le go.' jour.

VIH. Les choses rentraient ici dans l’ordre antécédent à celui que nous venons immédiatement de rapporter.

Les bouts d’os évidemment prolongés l’un vers l’autre , ne laissaient plus guères qu’un tiers' du vide qui avait été fait.

Il est possible qu’on eût obtenu un résultat plus avantageux encore, si ce seul pigeon n’eut pas continué d’être souffrant. Figure i.re

Les vivisections de cette série n’ont point offert d’encroûtemens calcaires comme dans la première.

Les bouts de l’os s’étaient accrus dans leur propre substance , lorsque , dans la première série, la régénération s’était sensiblement opérée par les parties étrangères à l’os même.

Nous ferons, au sujet de cette seconde série, une observation qui nous paraît très-importante, c’est que l’os tronqué dans l’amputation

des extrémités, semble précisément se comporter, à l’élongation près qui ne se fait pas, de la même manière que les bouts qui résultent de l’ablation que nous avons faite, en faisant, toutefois, abstraction de l’exfoliation ou de la neciose qui peuvent, avoir lieu dans l’amputation.

Ainsi , d’après Louis ( Mémoires sur la saiU lie de l os dans l amputation . Mémoires de l’académie de chirurgie, T. 2, in-4.0), la portion d’os tronquée dans l’amputation , se fermet-elle vers son canal médullaire, en s’arrondissant le plus ordinairement de sa propre substance, sans que les bornes que se prescrit la nature soient dépassées, ce qui doit être naturellement produit par le raccourcissement du membre.

Nous avons pensé qu’il serait bien de joindre les dessins donnes, a ce sujet, par le célèbre Louis , a ceux de notre seconde série d’expé— riences. Ces rapports nous ont paru curieux à établir. Voyez la planche 2.

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