EN FAVEUR DE LA RÉGÉNÉRATION
La régénération d’un os, signifiant, dans son acception absolue , sa reproduction, après la destruction, de toute son épaisseur dans un point de l’intervalle de ses deux extrémités, nous confirmons ce principe, d’après notre expérience, contre l’opinion de MM. Boyer et Richerand , et malgré cet aphorisme d’Hippocrate : quodcumque os , sive cartilago , sive nervus prœcisus fuerit in corpore neque coalescit. Aph. 39. sect. VI.
Dans cette affirmation , nous ne ferons qu’appuyer les faits que nous devons à Ekeberg (i), Oetheus (2), Decker (3), Félix Platerus (4) 7 Ruisch (5), Scultet (6), Job k Meckren (7),
(1) Mâchoire renouvelée. Mémoires de l’académie de Suède, année 1757, vol. 18.
(а) Schinckii obs. lib. 1 ; ob'erv. iij, de Maxillis.
(3) Exercitationes pract , pag. 58s.
(4) Observ. lib. a , pag. 397.
(5) Muséum anatomicum Rujrscliianum, Thcca reposito— riurn IV, page 9'j .
(б) Observationes. Armamentarium.
(7) De osse dextri ftrachii adjutoris , motu integro permanente ablato. Observ. medico-chirurg. cap. 69.
Baier (i), Laing (2), Ruge (3), Raygerus (4), Troja (5), Duhamel (6), David (7), Moreau et Dangerville (8), Bordenave (9), Cheselden ( 1 o), Bonn (11), Coutavos ( 1 2), Percy ( 1 3),
(1) Epliem. acad. anrt ■ 7 et 8 , observ. 4- de maxillœ amplo. fragmente > per callurn restituto.
(2) Sur uue grande portion de tibia enclavée etrépare'e ensuite pat- le cal. T. 1 de la traduction des essais d’Edimbourg, 1749*
(3) Os niaxill. infer. regener. Dissertatio de ruorbis prœ— tipuis sinuum. Haller, disp- chirug. T. 1, p. 21G.
(4) Bonnet. Medicina septentrionalis, lïb. 2. De oris ajfectionibus , sect. 4 , cap. 25. Maxilla inferior regenerata, p 335, C’est en parcourant la France, praxeos et selectissimarum bi — bliothecarum , lustrandarurn causa , dit Genseliüs, que Ray— gerus fut à même d’observer, à Bourges, cette régénération.
(5) De novorum ossium regeneratione expérimenta.
(6) Mémoires de l’académie des sciences.
(7) Mémoires de l’académie de chirurgie.
(8) Clavicule régénérée présentée à l’académie de chirurgie. Mémoire de cette académie.
(9) Mémoire sur quelques exostoses de la mâchoire inférieure. Mémoire de l’académie royale de chirurgie^ T. 5, page 228, iu-8.°, nouvelle édition, avec des notes, 1819.
Bordenave, cite à ce sujet, indépendamment de son observation, des exemples de mâchoires régénérées, dus à Guernery, Belmain, Valrer , communiqués ou lus à l’académie royale de chirurgie.
(10) Cylindre osseux, long de 6 à 7 pouces, trouvé dans un humérus. Osténographie, p. 55, f. 1.
(i i) Bonn (Andréas) , Descriptio thesauri ossum morbosorum hoi’iani. In— f.° amstelodami , 1783.
(12) Observation sur la guérison d’une fracture de la jambe droite, avec déperdition considérable du tibia, par Coutayos. Mém. de l’académie de chirurgie, T. 2, p. 4l5.
(13) Moitié d’une mâchoire inférieure détruite par la carie, régénérée par Percy. Journal de médecine, janvier 1791 , T. 86, page 197.
Russel (i), Howsmp (2), Rides (3), Beclard (4), Willermé (5), Pellieux aîné (6), Ducasse fils (7), Freteau de Nantes (8), Rigal (9), Blaise (10), et Lebel (1 1).
(1) Essai sur la maladie des os appelée Nécrose , par James Russel à Edimbourg’. Extrait lu par Mauuoir, chirurgien à Genève. Recueil périodique de la société de médecine à Paris.
(2) Experiments and observations, etc., c’est-à-dire, expériences et observations sur la réunion des os fracturés. Extrait des transactions médico-chirurgicales, T. 9, partie i.rc, x8 1 8-
(3) Article Nécrose du Dictionnaire des sciences médicales.
(1) Réflexions sur la Nécrose, bulletin de la faculté de médecine de Paris, août 1 8 1 3.
(5) Article Ossification du cal , du Dictionnaire des sciences médicales.
(6) Dissertation sur la régénération des os, par M. Pellieux aîné, médecin en chef de l’hôpital de Beaugency.
(7) Observation d’une Nécrose du tibia, avec formation d’un nouvel os, par M. Ducasse fils, professeur-adjoint à l’école de médecine de Toulouse 5 journal général de médecine, T. 5o, juin i8i5.
(8) Quelques considérations sur la doctrine des Nécroses, suivies d’une observation de Nécrose du tibia, par M- Freteau, Docteur en médecine à Nantes, associé national de la société de médecine de Paris ; journal général de médecine , T. 53 , mai i8i5.
(9) Os régénéré, fracturé ensuite. Annales de la société de médecine pratique de Montpellier-, juin 1813.
(10) Essai sur la Nécrose , par M. Biaise de Laon ; Paris i8>5.
(n) Réflexions sur la régénération des os, accompagnées d’une
observation de Nécrose du tibia, comprenant toute la circonférence et toute l’épaisseur de l’os, avec intégrité de la moi-lie et de la plus grande partie du périoste, par M. Lebel; journal complémentaire du Dictionnaire des sciences médicales , T. 5, page 309.
Nous nous dispenserons de rapporter les faits cités par chacun de ces observateurs, en renvoyant aux ouvrages qui en présentent les détails, et dont il nous suffit d’avoir donné les titres.
Nous dirons seulement, en général, qu’il est impossible de contester des preuves aussi évidentes sans soutenir une proposition entièrement fausse, à moins de ne voir les opérations de la nature qu’à travers ses préventions, de ne les juger qu’avec des vues isolées, ou par les résultats incomplets que Ton a pu obtenir de sa seule expérience.
En effet, parce que celui-ci n’a été à même d’observer que le développement de la substance osseuse, celui-là l’ossification du périoste, 1 un 1 épanchement du suc osseux dans les parties molles en général, l’autre des bourgeons cellulaires, ce qui peut, séparément, se présenter selon les circonstances, devrait- on se laisser prévenir par une seule autorité, sans respect pour notre discernement, qui devrait nous obliger à profiter, avec impartialité, de toutes les lumici es , de tous les faits, pour en déduire des règles sûres, l’expression de la vérité?
Des essais, des tentatives isolés, pourraientils constituer la véritable expérience qui n’égare jamais?
Les témoignages que nous venons de citer en faveur de la réalité de cette régénération, nous conduisent naturellement à rapporter l’examen que nous avons fait nous-mêmes de ce Lesier, auquel M. le Professeur Dupuytrin enleva, avec tant de succès , une grande partie de la mâchoire inférieure.
Pour avoir visité M. Lesier, loueur-propriétaire de cabriolets, Cbaussée-d’Antin , nous pouvons assurer que nous attendant à trouver une difformité manifeste, nous avons été dans le plus grand étonnement en ne voyant rien qui pût seulement faire pressentir qu’une pareille opération eût été faite. Une seule cicatrice linéaire sur le menton n’offrait guères que le stigmate apparent de la blessure d’un brave.
La mâchoire paraissait avoir ses premières dimensions, par l’effet d’une substance régénérée solide , qui avait aussi remplacé le bord alvéolaire, de manière à favoriser la mastication de ses alimens, qu’il ne choisissait plus : nous en eûmes la preuve en le voyant manger.
( Mi )
Le résultat de cette grande et belle operation, q u a tant fait de bruit dans le temps , dont la hardiesse honore si justement l’habileté de l’illustre Professeur de la faculté de médecine de Paris, dont nous venons de parler, vient encore justifier 1 opinion positive que nous émettons sur la régénération, sur-tout après avoir lu ce que dit à ce sujet le Docteur Ribes (article Mâchoire du Dictionnaire des sciences médicales , T. 39, page 4°3), que déjà environ siæ semaines après cette opération laborieuse , les tissus étaient durcis , lorsqu'il semble que jamais déperdition de substance n’a eu lieu.
L’illustre Baron Percy, après avoir enlevé la presque totalité de l’arc d’une mâchoire inférieure ( observation citée), avait évidemment vu la plupart des dents restées dans les parties molles maigre l’ablation de l’os, recouvrer, avec le temps, leur première solidité, en s’implantant dans une reproduction positivement osseuse.
Cette régénération, quoiqu’on en ait dit, n’est pas seulement propre aux os longs, mais elle s’étend encore à toutes les formes d’os.
Entr autres faits de cette dernière espèce, nous citerons l’observation que M. le Baron Larret
donne d’une ouverture de trépan comblée entièrement sans laisser subsister la moindre différence entre la solidité de ce point et celle des autres parties du crâne. Notice sur la rupture du col du fémur, suivie de quelques réflexions sur la formation du cal dans les fractures. ( Journal complémentaire du Dictionnaire des sciences médicales, T. 8, page 112.)
Tenon, après avoir fait des perforations à des crânes de chiens vivans, a vu l’humeur glutineuse, qui filtrait de ces ouvertures, passer successivement à l’état osseux. ( Mémoires de l'académie des sciences , 1758.)
Le premier volume de l’Annuaire médicochirurgical des hôpitaux civils de Paris, Observations sur des nécroses du crâne , produites par la syphilis, par le Docteur Cullerier, fait mention d’une régénération déjà marquée faite aux dépens de la dure mère qui était restée intacte au-dessous de tout un coron al nécrosé , et qui présentait un certain nombre de points d’ossification déjà étendus en surface, évidemment disposés à combler le vide formé par une nécrose aussi large. Voy. la figure 6 de la planche i.re
Au résumé, nous nous servirons des expies-
sions mêmes de M. le Docteur Ribes (article Nécrose du Dictionnaire des sciences médicales, T. 35, page 874 ), pour confirmer la vérité que nous contribuons à justifier par 110s propres observations.
Nous possédons aujourd’hui des portions nécrosées de toute ï épaisseur du cylindre de
I humérus , du radius , du cubitus , du fémur 7 du tibia et du péroné . Ces séquestres comprennent non-seulement toute V épaisseur , mais encore le quart , le tiers , la moitié , et souvent toute la longueur du cylindre osseux. Laforme de ces séquestres est semblable à la même partie de l os opposé du sujet auquel ils appartiennent.
II ny a rien de changé ; on y reconnaît les bords et les faces , qui sont restées lisses et unies , quand telle a été leur disposition prenne! e. On reconnaît la ligne âpre du fémur dans une portion du cylindre de cet os nécrosé.
On sait que Pqjisch n’avait déjà plus de doute sur celle régénération, si légèrement contestée depuis lui, qu’il démontre évidemment par cette figuie de son musee anatomique qui représente un des faits les plus remarquables qui aient encore parus.
C’est en ces termes que Ruisch donne sommairement l’explication du dessin que nous avons placé à côté de celui que nous donnons nous-même : Os tibiæ , è cujus superiori parte per cariera inveteratam corruptâ , in curatione 'vi naturœ propullulavitfrustum osseum ter es etcavum. (Theca repositorium IV, n°. 2, page 94.)
Il garantit, aussi, l’exactitude du fait qu’il donne, en s’exprimant de cette manière, pour ne laisser aucune espèce de prise à l’incertitude : Consultant duxi denuo illud os figuris illustrare prœsertim cum res adèo rara sit ut dubiurn movere potuerit alicui. ( T. 2 . Thés, anat. 8, p. 7. )
On se rappelle , d’autre part , que l’habile Chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu , Moreau , présenta , à l’Académie royale de chirurgie, une clavicule entièrement régénérée sous ses yeux, qu’il avait enlevée après la mort du sujet de l’observation.
« La. mort du malade arrivée , dit Bordenave (Mémoire cité, page 244)? Par ^ es suites fâcheuses d'une tumeur à la cuisse , procura
à M. Dangerville , le moyen de 'voir et cVcxposer aux yeux et au jugement de V académie , celle clavicule secondaire et régénérée , laquelle ne différait ni en longueur ni en solidité de la première , mais seulement par sa figure, étant plus applatie et moins ronde dans son corps , ayant , d'ailleurs , avec Va ci omion et le sternum , les memes connexions que la clavicule primitive. »
Comme il est utile, et beaucoup plus concluant, de présenter des preuves parlantes, nous joindions au dessin du cas pathologique qui nous est particulier, celui de Ruisch et du Docteur Cullerier, observation de nécrose dont nous avons déjà parlé.
La rareté du premier ouvrage, ainsi que le prix élevé de V Annuaire médico-chirurgical , a cause du luxe de ses gravures, sont les motifs
qui nous ont déterminé à réunir ces dessins aux nôtres.
Si cette régénération est évidente, ainsi que nous venons de le prouver, après l’ablation ou la nécrose de la totalité d’une portion de la continuité d’un os, sans qu’on ait à objecter
qu’un fragment resté sain ait pu servir au déveioppement de la partie regenéree, sans qu’on ait même à opposer l’existence du périoste pour servir à la formation du cal, on aura sans doute lieu d’être surpris que MM. les Professeurs Boyer et Richerand, aient affirmé, positivement, le contraire de la proposition que nous émettons.
Ce serait trop évidemment s’écarter de la vérité, par l’effet de simples circonstances qu’on généraliserait, à tort, pour que nous n’ayons pas le droit de contribuer à renverser une doctrine qui nous priverait de l’heureux espoir de trouver, dans la nature médicatrice, des ressources dont la priveraient ces deux grands Chirurgiens, en imposant la cruelle nécessité de l’amputation , lorsque la perte de substance serait assez grande pour 11e pas offrir , selon eux , la possibilité de la réparation.
En ceci, après avoir donné les preuves qui déposent en notre faveur, 'nous citerons textuellement les expressions de ces messieurs, pour qu’on ne puisse pas nous accuser de les avoir dénaturées.
Voici le texte du Professeur Boyer, dans le
principe, toutefois, opposé à M. Richerand, que le périoste est le seul moyen de régénération, lorsque, du moins, celte membrane existe:
« Si r on examine ce qui s'est passé dans Vos malade et dans les parties voisines , on trouvera que dans les cas où la nécrose comprend toute l'épaisseur de Vos et le péi loste de ses deux surfaces , le parenchyme de Vos , dans le point de la séparation du séquestre , et les parties molles environnantes se sont développées sous forme de bourgeons charnus j que ces mêmes bourgeons charnus sont devenus la base de la cicatrice , et qu'il ne s'est fait aucune reproduction propre à réparer la substance perdue. ( Traité des maladies chirurgicales, T. 3, page 425, article .Nécrose. )
Dans l’idée, au contraire, que ce travail borné dont parle M. le Professeur Boyer , ne se fait que par le développemeut de la substance osseuse elle-meme , d apres Fopinion de 1 Illustre Scarpa, nous emprunterons, d’une autre part, au Professeur Pucherand , son propre langage :
Mais, objecteront, les partisans de la doc -
trine de Troja, comment ne pas admettre V ossification du périoste et une véritable régénération , dans les cas où l'on voit un os long frappé de nécrose dans toute son épaisseur? sllors^ si l'on y prend garde , rien ne remplace la portion enlevée , et le membre se raccourcit d'une quantité proportionnée à la. longueur de la partie de l'os détachée par la nécrose. Le plus souvent même il se forme , dans cet endroit , une fausse articulation qui prive le malade de l'usage du membre. (Nosographie chirurgicale, 4*e édition, T. 3,p. 161).
On avouera que ces bornes prescrites, ici, à la nature, par M. Richerand, sont bien circonscrites relativement aux témoignages que nous avons donnés.
Nous aurions également lieu d’être étonnés que, par une contradiction évidente dans ses propres opinions, M. Richerand établisse, d une part, que la portion d’os échappée à la nécrose ne donne lieu qu’à un développement de bourgeons qui, réunis à ceux des parties environnantes, ne constituent qu’une cicatrice sans régénération , en laissant une dépression égale à la portion d’os détachée , tandis que , d’une autre part , la
üécrose étant interne , le cortex de l’os se tuméfierait et s’accroîtrait de manière à ce que ses éminences deviendraient saillantes à tel point qu'on aurait peine à le reconnaître pour Vos primitif , tant aussi son altération est remarquable. (Article cité, page 157.) Comme si ce qui se passe à la surface externe de l’os ne devait pas arriver dans toute sa substance , les raisons étant les mêmes.
Pourrait-on devenir dupe de cet argument de M. Richerand, que s’il y avait développement du parenchyme de l’os dans la nécrose, c’est que celle-ci n’aurait pas eu lieu dans toute l’épaisseur de l’os, qui, sans cela, se serait comportée comme les bouts des os amputés ? ( Article cité, page i63. ) Nous avons trop positivement démontré le contraire de ce que soutient ce professeur , pour qu’il soit nécessaire d’y revenir.
Nous le répétons, on ne saurait trop s’étayer de preuves, à moins qu’on ne présente ses opinions sous la forme du doute, lorsqu’il est question de fonder une doctrine. La santé des hommes en impose si rigoureusement la nécessité , que ce serait presqu’un crime de lèsehumanité de s’écarter de cette règle.
Pour terminer ce qui est relatif à MM. les Professeurs Boyer et Richerand, nous ajouterons, pour compléter à-peu-près leur opinion, qu’ils étendent ce qu’ils ont avancé au sujet des os longs , aux nécroses des os du crâne , en n’admettant pas autre chose , pour ceux-ci , qu’une cicatrice molle, par suite un peu consistante, entièrement étrangère à la substance de l’os , pour couvrir le vide opéré jusqu’à la dure mère.
Ce n’est cependant pas que M. Boyer n’admette, dans quelques cas, la présence d’une expansion mince qui borde , avec le temps , l’ouverture pratiquée au crâne par une couronne de trépan, et qui la rétrécit un peu, phénomène, ainsi que le dit M. Boyer, qui rC est que le produit simple de V affaissement des deux tables de Vos et du gonflement de la substance diploique. ( Article cité, page 43 1. )
Du moins, cette concession se rapprochet-elle des résultats pathologiques que nous avons cités de MM. Tenon, Larrey et Cullerier, tendant à prouver bien évidemment que tous les os sont soumis aux mêmes moyens de reproduction. Car comment supposerait-on que les lois qui régissent l’organisation ne fussent
pas egalement uniformes et des plus simples dans leur essence et pour le but qu’elles se proposent ?
M. le Docteur Cruveilhier (Anatomie pathologique, T. 2 , page 38o. Transformation fibreuse du tissu osseux ), vient aussi déposer en faveur de cette régénération des os du crâne, en rapportant que Morand et Faget firent voir à 1 "académie royale de chirurgie des sciences des personnes guéries du trépan longtemps avant la mort , dont les ouvertures étaient remplies par une substance osseuse 5 autre déposition à l’avantage de la régénération en général, malgré les dénégations qu’on voudrait lui opposer.
M. le Professeur Boyer, au sujet des nécroses des os du crâne, ne serait donc pas autorisé à trop s’étajer de l’autorité de Saviard , qui a vu une cicatrice mince et agitée par les mouvemens du cerveau, succéder à l’ablation d’une nécrose du crâne , pour en tirer presque la conséquence cjue, dans cette partie, on ne voit pas de régénération.