Voir Bullelin de l’Institut Pasteur
auteur dans le même périodique précise (1906, n°° 40, 43) les conditions d’application de la méthode de Tarozzi. Il s'efforce dans les cultures de remplacer les morceaux de tissu animal par des fragments de végétaux, particulièrement par des morceaux de pomme de terre. Il utilise aussi les morceaux de jaune ou de blanc d'œuf cuits, et les tissus d'animaux putréfiés.
Le vibrion seplique, le B. botulinus et le B. Chauvœæi cultivent largement dans ces milieux, même stérilisés à l'autoclave pendant 25 minutes.
Pour 10 ce. de bouillon, il faut mettre environ 1 cc. de pomme de terre. L'auteur obtient des cultures même dans l’eau distillée où il introduit les tissus précédemment énoncés.
« De ses recherches, l'auteur conclut au passage, dans les milieux de culture, de certaines substances provenant des tissus introduits, substances qui non seulement favorisent le développement des anaérobies stricts, mais leur fournissent tout le matériel nécessaire à leur existence. Ces substances résistent à la chaleur, mais sont détruites par l’action prolongée de l'air atmosphérique et de la lumière solaire. »
Le procédé de Tarozzi est donc un procédé élégant de culture des microbes anaérobies en présence de l’air, grâce à des substances favorisantes; il y aurait là sans doute par diminution progressive de ces substances ou par vieillissement une technique nouvelle d'aérobisation. Aussi, nous avons fait à ces travaux postérieurs aux nôtres une place tout à fait spéciale. Mais l'idée directrice est entièrement différente de la nôtre.