‹ Recherches sur les modifications de proportion de quelques principes du sang, fibrine, globules, matériaux solides du sérum, et eau, dans les maladies [electronic resource] (volume 2)Chapitre 11 sur 21 · SI · texte numérisé non relu

SI

3* cas.. .

4^ cas. . .

5* cas (a) ;

6^ cas. . . 1

(a) Jeune fille de 13 ans réglée

, éprouvant depuis deux mois un malaise général avec

vertiges et diminution d'appétit.

(bj Cette deu3iieme saignée est pratiquée lorsque le malade est complètement guéri.

§ II. — Du sang dans les fièvres continues non typhoïdes. — Nous avons examiné ce sang chez onze malades et dans vingt-une saignées.

Cinq de ces fièvres continues se sont à peu près terminées par le retour à la santé , sans qu'aucun organe soit devenu le siège d'altération appréciable ; six autres, après une certaine durée, ont en quelque sorte abouti à une lésion phlegmasique , comme érysipèle , angine , bronchite, etc. Il est nécessaire que nous distinguions ces deux séries de cas, car ils entraînent dans le sang des modifications différentes. C'est ce que nous allons chercher à déterminer.

Les cinq malades appartenant à la première série ont subi dix saignées.

Un seul parmi eux donna en fibrine 5,6, c'est-à-dire la limite inférieure du sang des plilegmasies: c'était une jeune fille de i8 ans, qui à une saignée antécédente avait donné en fibrine 4,6. Aucun accident particulier ne nous explicpia cette notable quantité de fibrine , qui fut trouvée le septième et le neuvième jour de la fièvre; et comme, d'une part , dans aucun autre cas de fièvre continue simple nous n'avons rencontré autant de fibrine, comme d'autre part le chiffre de 5,6 nous a paru toujours coïncider avec un état pblegmasique , nous sommes très portés à penser qu'il y avait ici une aflection de ce genre qui notis a échappé (i).

Chez les quatre autres malades, la fibrine, une fois encore à 4,2, varia toutes les autres fois entre 3,3 et 2,2.

Les globules , dans ces cinq cas, présentèrent aux premières saignées des différences très grandes , sur lesquelles nous devons donner quelques détails.

D'abord ils s'élevèrent une fois au chiffre énoi^me de 1 85 , 1 (le plus haut que nous ayons j amais rencontré) 5 c'était chez un malade âgé de 58 ans, qui avait eu 3,3 en fibrine , et chez lequel aucun phénomène spécial ne traduisait cette grande quantité de globules. Il offrit cet ensemble de symptômes qui caractérisent la fièvre inflammatoire, telle qu'elle est décrite dans la Nosographie de

(1) Préoccupés de la singularité de ce cas , et lorsque notre rédaction étaii terminée, nous avons été de nouveau consulter les notes que nous avions prises auprès du lit delà malade, et nous avons vu que depuis longtemps elle souffrait d'une douleur habituelle de l'hypocondre droit, douleur qui s'était beaucoup exaspérée depuis l'invasion de la fièvre. Nous laisserons cependant ce cas dans ce lieu où nous l'avions d'abord placé ; cet exemple d'une rectification de diagnostic par la considération du cliiffre de la fibrine fera mieux ressortir la valeur de ce chiffre.

Pinel; il garda la fièvre sept à liuit jovirs au plus, et guérit sans aucun autre accident.

Chez trois autres malades les globules donnèrent le cliiffre 120,7, 117,4? io3,6, et ce fut dans ce dernier cas que la fibrine atteignit le chiffre de 456-

Enfin chez le cinquième malade il n'y avait dans le sang que 82,5 en globules, chiffre inférieur qui fonderait une exception au fait général que nous avons tout-à -l'heure établi , si une circonstance spéciale ne venait pas l'expliquer. Ici, en effet, le mouvement fébrile s'était développé chez une jeune fille qui avait un commencement de chlorose.

Dans les secondes et troisièmes saignées les globules suivirent leurs lois ordinaires, c'est-à-dire qu'ils allèrent toujours en descendant vers im chiffre de plus bas en plus bas à mesure qu'on répétait les saignées; chez la jetme fille chlorotique ils s'abaissèrent jusqu'au chiffre 62,4 , et cependant la fièvre persistait encore.

Ils revinrent au chiffre normal 128,3 chez le malade qui en avait eu d'abord i85,i , et qui fut saigné de nouveau lorsqu'il n'avait plus de fièvre.

Les matériaux solides du sérum se maintinrent dans les limites de 90,9 à 81 , excepté une fois, où ils s'élevèrent à 98,7. L'eau varia de 85i,9 (chez la chlorotique saignée pour la troisième fois), à 725,6 chez le malade qui eut i85,i en globules.

II" TABLEAU

Rapport proportionnel des différents principes du sang dans les fièvres continues simples.

\" cas. . S 2* cas. . . ) 3« cas (b)jj

4e cas (c)» %

] 3 (<1) .5^ cas (e) | 1

DATE

de

l'Invasion

■je jour

nu SÉRUM

orfraniques.

io3,6 97,8 i85,i 128,3 120,7 90,2 82,5 77,2 62,4

inorganlq.

EAU

(a) Celte deuxième saignée est pratiquée après la guérlson du malade. 1 b) Complication de gastrite chronique et de maladie organique du cœur, (cl Complication de chlorose.

(d) Symptômes de colite au moment où cette troisième saignée est pratiquée. (0) La malade ne prend que des bouillons depuis dixjours quand la saignée eslpratlquée

Analysons maintenant les cas où, après avoir persisté seul pendant un temps plus ou moins long , le mouvement fébrile se compliqua de la plilegmasie de quelque organe. Sur six cas de ce genre il y en eut trois dans lesquels l'intervention d'une amygdalite dans deux cas , et d'un érysipèle dans un autre, n'entraîna dans le sang aucune modification nouvelle -, le sang avait peu de fibrine, de 3,8 à 1,6, e't beaucoup de globules (160,7 , i48 , i3i). Mais il y eut trois autres cas dans lesquels l'apparition d'un état pblegmasique appela une augmentation de la fibrine , et, cbose remarquable et confirmative de tout ce que nous avons dit précédemment, les globules revinrent dans ces trois cas à un chiffre beaucoup plus bas que dans les trois

autres cas précéden is , 1 1 8 , 6, 1 1 4 , 7 , 94 , 1 5 <ierni er clii lire étant celui d'une seconde saignée. Quant à la quantité de fibrine dans ces trois cas, elle fut de 5,4 chez un individu qui, après quelques jours de fièvre, fut pris d'une bronchite intense ; elle fut de 5 chez un autre malade dont la fièvre se compliqua d'angine, et le cas est d'autant plus digue d'attention, qu'à une première saignée, pratiquée avant l'invasion de l'angine, le sang n'avait fourni que 3,6 en fibrine; enfin une femme, chez laquelle une méningite vint terminer une fièvre de quelques jours de durée , n'avait eu que 3,i en fibrine, avant l'invasion du délire; pendant que celui-ci existait, elle en eut 4 ; plus tard les signes dephlegmasie encéphalique cessèrent, ainsi que la fièvre; mais cette femme resta aliénée. Une troisième saignée fut pratiquée dans ce dernier état , et nous trouvâmes de nouveau la fibrine descendue à 3,7.

Ces faits montrent assez de quelle manière et dans quel sens un état phlegmasique , qui vient compliquer une simple fièvre, peut changer la condition du sang créée par celle-ci. Supposez la phlegmasie très légère, il pourra se faire que le sang n'en soit pas modifié : il en fut ainsi dans nos trois premiei's cas; supposez la phlegmasie plus intense, et sur-le-champ elle marquera sa présenceparune augmentation de la quantité de fibrine, c'est ce qui arriva dans nos trois derniers cas.

Les matériaux solides du sérum varièrent dans ces six cas de 76,6 à 95,6 , et l'eau de 758,9 à 824,3.

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