‹ Recherches sur les modifications de proportion de quelques principes du sang, fibrine, globules, matériaux solides du sérum, et eau, dans les maladies [electronic resource] (volume 2)Chapitre 9 sur 21 · DO, S · texte numérisé non relu

DO, S

4^ cas...

5" cas. .

6" cas.. . '

cas...

8*^ cas...

9^ cas...

10" cas . .

11^ cas...

(a) Lorsque la première saignée fut pratiquée , le malade portail un cpanchcmont ancien du côté droit. La deuxième saignée fut pratiquée le lendemain de Pappantion d'une nouvelle pleurésie aiguË du côté gauche ; l'épauclieraent n'était pas encore forme.

Article v. — Péritonite aiguë. — Nous avons examiné le sang dans cette maladie , cliez quatre individus auxquels nous avons fait pratiquer huit saignées, et ces analyses sont venues confirmer les résultats obtenus dans les maladies précédentes ; ici encore elles ont donné le fait capital de l'augmentation de la fibrine. L'vine de ces malades était atteinte de péritonite simple ; les trois autres de métro-péritonite-, deux fois la mort eut lieu, et nous constatâmes l'existence d'une vaste collection de pus dans le bassin. La fibrine présenta pour maximumle chiffre 7,2 et se maintint généralement entre 5 et 6 ; deux fois cependant elle descendit plus bas, une fois à 3,6 et une autre fois à 3,8, mais nous pûmes nous rendre compte de ces deux exceptions.

Dans le premier de ces deux cas, en elfet, le sang fut examiné à une époque où la malade, réduite au marasme, était déjà loin du début de sa péritonite, dont il restait comme trace une collection purulente dans le bassin. Ce cas rentrait donc dans celui de ces épanchements pleurétiques déjà anciens , où nous ne trouvions non plus dans le sang qu'un chiffre peu élevé de fibrine.

Le second cas nous parait très digne d'attention, et nous devons le citer avec quelques détails.

Une femme, à la suite d'une suppression de règles, fut prise vers l'hypogastre de douleurs vives qui , par leur siège et leur nature , nous parurent être le produit d'une simple congestion utérine -, elle n'avait point de fièvre : le sang que nous Kii fîmes tirer alors présenta à peu près une quantité normale de fibrine, un peu supérieure toutefois (3,8). Cependant, deux jours après, les douleurs utérines étant devenues beaucoup plus vives , nous la fîmes saigner de nouveau ; le sang, cette fois, avait d'au-

très qualités, sa fibrine était montée à 4,7. Cette rapide augmentation de fibrine nous frappa , et bien qu'il n'y eut pas encore de fièvre, nous soupçonnâmes dès ce moment qu'il y avait là plus qu'une simple hypérémie de l'utérus. Le lendemain, en effet, tous les signes d'une métro-péritonite existaient -, une troisième saignée fut pratiquée, et nous ti^ouvàmes encore la fibrine montée, marquant le cbiffre 6,1 j les symptômes s'amendèrent peu à peu à la suite de cette troisième saignée.

Ainsi , dans ce cas, notre diagnostic se déduisit de l'examen du sang, et le passage de la simple liypérémie à l'état appelle phlegmasique. se traduisit nettement par l'augmentation progressive du chiffre delà fibrine.

Les globiJes, dans ces huit saignées de péritonite , suivirent toujours la même loi ; partant d'un chiffre inégal à la première émission de sang , ils allèrent en diminuant aux saignées suivantes, et leur diminution fut constamment en raison directe de la quantité de sang perdu, de la rigueur de la diète, et de la longueur de la maladie, qui est aussi une cause puissante d'épuisement.

( 39 ) TABLEAU

Du rapport proportionnel des différents principes du sang dans quatre cas de péritonite aiguë.

SAIGNÉES

FIDRINE.

ULOBULES.

EAU

organillues

Inorganiq.

i""" cas. . .

2* cas. . . <

3*' cas (b).

(a) Cette troisième saignée fut pratiquée peu de jours avant la mort , lorsque la malade était plongée dans le dernier degré de marasme. On trouva beaucoup de pus dans le bassin. On remarquera dans ce cas combien le chiffre des globules s'était abaissé.

(b) Terminaison un mois après la saignée par la mort. Collection puruleulo dans le bassin constatée par la nécropsic.

(c) Celte première saignée fut pratiquée à une époque oii il n'existait encore aucun signe caractéristique de péritonite (voir le texte ci-dessus).

Article vi. — Amygdalite. — Nous avons examiné le sang , dans cette maladie , chez quatre individus et dans six saignées. Dans trois de ces cas l'amygdalite était aiguë, et accompagnée d'un mouvement fébrile intense 5 dans l'un d'eux l'amygdale devint le siège d'un abcès, et dans l'autre elle se recouvrit d'une exsudation pseudomembraneuse.

Dans ces trois cas le sang nous présenta un excès de fibrine 5 une seule fois ce principe ne subit qu'une légère augmentation, 4,4 5 mais l'amygdalite n'était encore qu'au

second jour, et dès le lendemain la fibrine s'était élevée davantage, elle s'était élevée à 6,4 -, dans les quatre autres saignées elle varia entre 5 et 7.

Nous ne dirions rien des globules , qui n'offrirent que leur variation ordinaire , si nous n'avions à faire remarquer le chiffre assez bas (90) qu'ils présentèrent chez un de ces malades, chiffre dont nous pûmes nous rendre compte par l'influence des préparations de plomb auquel le malade était depuis longtemps soumis.

Dans un quatrième cas l'amygdalite était chi^onique , et nous trouvâmes la fibrine revenue à sa quantité physiologique , et toutefois conservant encore une légère tendance à la dépasser, elle était à 3,8.

TABLEAU

Du rapport proportionnel des différents principes du sang dans quatre cas d'amygdalite.

CO

DATE

DU SÉnUM

de

FIBniNE.

EAtî.

en

l'invasion.

organiques.

inorganiq.

4*^ jour

io5,3

2^ cas . . .

4® cas (a). 1

(a) Cas d'amygdalite chronique.

Article vu. — Éiysipèîe. — Nous avons examiné dans cette maladie le sang de, huit saignées pratiquées chez

cinq malades, dont quatre étaient atteints d'un érysipèle de la face et le cinquième d un érysipèle phlegmoneux de la jambe. Dans sept de ces cas la fibrine était notablement augmentée , donnant trois fois près de 5 , trois autres fois 6 , et une fois 7 ; dans tous ces cas il y avait une

fièvre intense.

Dans un autre cas , l'érysipèle , beaucoup plus léger quant à son intensité et à sa durée , marcba aussi avec un mouvement fébrile plus faible et plus court que dans les sept autres cas. Eh bien! dans ce huitième cas, la fibrine donna seulement 3,6, se trouvant ainsi par sa quantité moindre en rapport exact avec la moindre intensité des symptômes locaux et généraux. Une autre circonstance est ici digne d'attention : dans ce cas précisément où la fibrine fut à son minimum, les globules montèrent au contraire à un chiffre plus élevé, celui de i39,4 ; mais dans ce cas l'érysipèle avait sévi chez une femme remarquable par la force de sa constitution, qui se nourrissait habituellement bien, et qui avait à peine cessé de prendre des aliments la veille du jour où on la saigna. Ici donc maladie légère, peu de fibrine , beaucoup de globules. Dans un autre de nos cas, c'est l'inverse. Le travail phlegmasique est plus intense , la fibrine a acquis plus du double de sa epiantité moyenne : 7 à la première saignée et 6,1 à la seconde, et, bien que la première saignée soit pratiquée dès le deuxième jour de l'érysipèle, les globules ne donnent que 75,9, et à la seconde saignée, faite le lendemain, ils sont tombés à 64,4 i mais la malade, scrofuleuse depuis son enfance , avait un aspect anémique et sa constitution était détériorée. Ainsi donc le chiffre i39,4 des globules dans un cas, celui de 64,4 tlans un autre, n'avait point de rapport avec l'érysipèle. Avec cette quan-

lité si diilërenie de globules, rinllammaiion cutanée s'était également développée , plus intense même et plus persistante, dans le cas où le sang s'était montré si pauvre en globules. Certes à qui méditera sur de pareils faits il ne paraîtra plus possible de faire dépendre de la plus grande masse du eaillot, essentiellement formé par les globules, la disposition au développement des maladies qu'on appelle des injlammations .

TABLEAU

Du rapport proportionnel des différents principes du sang dans cinq cas d'érysipèle.

DU SÉItUM

de

FIBRINE

EAU

l'invasion

organiques

inorganiq.

l'^'^cas. . . <

2^jour

2^ cas. . . .

io8,4

3^ cas . . .

4" cas (a). .

5* cas . . . 1

(a) Erysipèle à la jambe.

Article viii. — Phlegmasies dwerses. — Chez un homme qui entra à l'hôpital avec tous les signes d'une vive inflammation de la vessie , nous trouvâmes dans le

sang un excès de fibrine, comme ie nioulie l'analyse

suivante

Fibrine. Globules. Matériaux solides du sérum. Eau.

Une femme saignée deux fois dans le cours d'une maladie de Bright, n'offrit de fibrine que la quantité normale (voyez l'analyse dans le chapitre IV). Tout-à-coup les ganglions lymphatiques du cou s'enflammèrent et suppurèrent; on la saigna de nouveau, son sang contint 4,2 en fibrine ( au lieu de 3).

Un jeune honrnie atteint d'une scarlatine n'offrit que 3,1 en fibrine dans le sang qui lui fut tiré dans le fort de l'éruption. Pleinement convalescent, il est atteint de nombreux furoncles , qui lui donnent un peu de fièvre : nous le faisons saigner, et nous trouvons dans son sang plus de fibrine que la première fois, 4 au lieu de 3. (V oir les analyses dans le chapitre UI. )

Article IX. — Tubercules pulmonaires. — Quelle que soit la période des tubercules pulmonaires à laquelle on examine le sang , on constate vme tendance à l'augmentation de la fibrine et à la diminution des globules ; mais l'élévation du premier de ces éléments et l'abaissement du second ne sont pas également marqués à toutes les phases de cette maladie.

Tant que les tubercules sont encore à l'état de crudité , la fibrine ne présente qu'une augmentation peu considérable, dont la moyenne nous semlDle pouvoir être représentée par le chiffre 4- Alors la diminution des globules, bien que manifeste, n'est pas encore très grande.

Lorsque les tubercules commencent à se ramollir, la

fibrine offre un chilï're plus élevé donl la moyenne est 4,5 : les globules continuent à descendre.

Enfin , lorsque le poumon est creusé de cavernes , la fibrine croît encore, donnant pour moyenne le chiffre 5, fournissant assez souvent 5,5, et s'élevant une seule fois jusqu'à 5,9. Ainsi sa plus grande élévation est loin d'avoir jamais égalé la moyenne de la pneumonie.

Toutefois, lorsque la tuberculisation pulmonaire a réduit les malades au marasme, la fibrine commence à obéir à la loi de décroissenient des autres matériaux du sang, et elle descend au-dessous de son chiffre normal. Nous l'avons vue en pareil cas ne plus donner que 2,1 , mais c'est là une exception dont nous avons trouvé des analogies pour d'autres cas et dont nous pouvons nous rendre compte.

En principe général, il nous a paru qu'on pouvait établir que le plus grand excès de fibrine , dans le sang des phthisiques, se produisait surtout vers l'époque où un mouvement fébrile continu Venait à^s'établir.

Marchant en sens inverse de la fibrine, les globules, dans cette dernière période de la phthisie, deviennent de moins en moins abondants. Pendant la durée du premier degré de la maladie ils s'étaient maintenus au-dessus de 100, n'atteignant jamais toutefois leur quantité moyenne 5 dans le deuxième degré on les trouve généralement abaissés au-dessous de 100 5 enfin , dans le troisième degré , leur quantité, dans la majorité des cas, devient encore moins considérable. Toutefois, même dans ce troisième degré , nous n'avons pas vu les globules descendre plus bas que le chiffre 83, diminution notable sans doute, mais qui est loin d'être celle qu'on trouve dans la chlorose , et qu'on aurait pu croire à priori devoir être plus considé-

rable, en raison des altérations profondes éprouvées par le po^on, et des obstacles que ces altérations doivent apporter dans T accomplissement de l'hématose.

Les matériaux solides du sérum ont varié cliez nos plitliisiques entre 65,i et io5,4. Le chiffre 65, i fut donné par le phthisique qui, par exception, ne donna que 2,1 en fibrine. L'eau fut d'autant plus abondante que le sang fut examiné à une époque plus avancée de la maladie -, elle varia entre 775,0 et 845,8.

TABLEAU

Du rapport proportionnel des différents principes du sang dans vingt-un cas de tubercules pulmonaires.

SAIGNÉES

l'IDIlINE.

GLOnULIiS.

111) sÉnuM

organiques

Inorganlq.

i^*" cas (a)

1'^ cas

nr\2 6

Ton 3

3<= cas ...

5" cas.. .

6"^ cas

7"^ cas

io5,9

9" cas

10" cas....

Il" cas

12" cas (b).

i3" cas (c).

i4" cas

i5" cas —

i6" cas

17" cas

ii5,6

18" cas....

19" cas....

21" cas

io5,4

(a) État de marasme qui explique la petite qnanlilé de fibrine dans ce cas.

(b) Complication d'enléro-colite aiguë , avec ficvrc intense.

(c) Complication de bronchite capillaire aiguii.

Remarque générale sur le premier chapitre.

Il résulte des faits éiioucés dans le chapitre que l'ou vient de lire, que toute inflammation aiguë introduit dans réconomie une disposition particulière en vertu de laquelle une grande quantité de fibrine se forme rapidement au sein de la masse sanguine. L'exactitude de cette conclusion, qui touche de si près à la question de la nature du travail phlegmasique , se trouve confirmée par l'étude des propriétés de la fibrine en pareille circonstance. En effet , dans les inflammations aiguës intenses , surtout quand on agit sur une troisième ou quatrième saignée, on est frappé des caractères nouveaux de la fibrine , qui a pris une grande ressemblance avec la fibrine des jeunes animaux ; il sandale donc que ce soit là de la fibrine de nouvelle formation. Nous nous réservons de développer ce sujet dans un travail spécial sur le phénomène de la coagulation du sang et de la formation de la couenne.

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