‹ Recherches sur les monnaies des Comtes de HainautChapitre 84 sur 182 · N° VI · texte numérisé non relu

N° VI

Lettres de Jean de Wallincourt par lesquelles il reconnait qu’il n'avait pas le droit de

battre monnaie, et que ce droit appartient à l’évêque.

Sachent tuit, que come reverent peire en Dieu monseigneur Pierre, par la grace de Dieu, evesque de Cambray, ait mostré a nous Jehan, sire de Waullaincourt, chevalier, en sa maison du Castel en Cambresis, en presence de mout de bonnes gens ci aval només par mout de raisons que il dist et proposa en presence de nous et de plusieurs autres, que il et si ancestre evesques et quens de €ambresis par dons d’empereurs et par longue teneure de laquelle il n’est memoire ou contraire ont eu et ont droit de batre monoie en le conté de Cambresis, comme contes et princes en leur terre et nul aultre n'ait droit en le conté de Cambresis lors que li dis evesques et quens; et sur chou il nous ait requis et comandé comme prince et souverain du pays que nos no delessame de faire la monoie que nous aviens commencie a faire a Waullaincourt, li respondiemes que quant nos fessimes ledite monoie, nos euidiesmes avoir le droit du faire quans monsigneur Jehan de Flandres, sire de Crievecuer, de qui nos tenons le fié de Waulaincort le faisoit et avoit fait puis la mort monsigneur Guilleme son pere a Crievecuer, et monsigneur Waleran de Lussenbort, sire de Lini, qui est nos hons du fié de Seraing, la fait aucun tans udit leu de Seraing, et par chou que nos sires et nos hons leffaisoient, nous eudions avoir bon droit du faire; et no pour quant nous qui voulons cognoistre bonne foi especiaulment enviers noz chier sires mesire l’evesques de Cambray et quens de Cambresis devant dit, et enviers notre meire

eglise de Cambray de qui le fié de Waulaincourt et de toutes les apertenances

muet en arriere-fié, de no bon gré et de no bone volenté sans force, sans violence et sans contrainte nule, sans fraude et sans deception, que nous ne noz suecesseurs puissiemes alleguier qui soit contre nous faite leal information sur cho par nous et par noz gens du droit de nous et de noz ancestres, et trouvé par ladite information, que nul droit n'aviemes ne ne poiemes avoir par nule cause de faire monoie a Waulaincourt ne en la conté de Cambresis nule part; de certaine science et par le conseil de noz amis, nous avons coneu et cognoissons a monsigneur Pierre, par la grace de Dieu, evesque de Cambray et quens de Cambresis devant dit en nom de lui et de l'eglize, que nous ne no ancestres n’eusmes onques ne n'avons ne ne poons avoir pour nous ne pour nos successeurs droit de faire monoie a Waulaincourt, ne en la conté de Cambresis en quelque leu que ce soit, ainsi l’avons-nous confesset et conneut, et confessons et congnoissons pour veritet devant lui et devant les autres qui presens estoient ci-dessoubs nomez; et volons et otroions que ce que nous avons fait ne puisse donner a nous ne a nos successeurs aucun droit de faire monoie, ne a monsigneur l’evesque, ne a se eglize aueun prejudice faire au tans a avenir, et de ce que fait en avons nous offrismes et offrons nous appareliés de rendre le conquest que nous avons eu de ant comme nous avons forgié ladite monnoie audit monseigneur l’evesque et de lui amender a sa volenté, et lui offrimes et lui offrons que toutes hores quil li plaira, nous sommes appareilliez de faire cette confession et cette congnoissance en capitre en la presence des canoines de Nostre Dame de Cambray et alleurs la ou il voura et toutes fois quil li plaira, en la presence des pers de Cambresis et de ses homes ceuz quil li plaira à avoir. Ceste requeste et cest mandement de monsigneur de Cambray fait a nous Jehans, sires de Waulincourt devant dit, et ceste responce, confession et congnoissance faite par nous dit Jehans, furent faites au Castel en Cambresis en la maison dudit monseigneur l’evesque, en la presence de nobles hommes monseigneur Watier sires de Bouzies. Monseigneur Jehan sire de Pignon. Monsigneur Simon de la Ricoire sire de Monsterulcourt pers de Cambresis chevaliers, et de honorables homes Mons. Watier Lecat, archediacre d'Anvers en l'eglise de Cambray, et Jehan de Dyestre, canoine de Cambray, et de nobles homes monseigneur Aubert de Hanget, sire de Genli. Mons. Eustache de Conflans avoé de Teroane. Mons. Dreue de Roie sire..…... Mons. Bridol sire de Douvrain. Mons. Aubert de Waulaincourt no frere. Mons. Gille de Mailli. Mons. Dreus de

Freschencourt chevalies et sages hommes et pourveus. Mons. Gaces de Monlehert, chanoine de Laon, et maistre Ernaut Poisson, chanoine de Lobbes et personne de Zempse. Ce fut fait l’an de grace mil cce et treize, le vendredi après la Circuncision nre. Seigneur.

D’après une copie du temps, qui parait être la minute même de l'acte, reposant aux Archives de Cambray. Sig. Murrs, D.

Son TS

Reproduit d’après le Mémoire, imprimé en 1772.

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