‹ Recherches sur les monocotylédones à accroissement secondaireChapitre 17 sur 21 · RÉSUMÉ DU CHAPITRE III · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DU CHAPITRE III

En résumé, l'axe florifère et ta feuille, qui sont des organes caducs, ne renferment pas de tissus secondaires.

Le pédoncule floral est construit comme la tige des Mono cotylédones dont la structure est uniquement primaire. La limite entre l'écorce et le cylindre central est établie par une gaine prosenchymaleuse externe provenant de la lignification des cellules externes du corps central (Cofinia flabelliformis, Lomatophyllum borbonicum); ou bien, il n'existe pas de limite définie entre ces deux régions (Dracœna marginata). Il n'y a pas d'endoderme bien caractérisé.

Les faisceaux corticaux du pédoncule floral de h. borbonicum offrent, en dehors de leur liber, de grandes cellules sécrétrices semblables à celles que l'on rencontre dans les faisceaux de la feuille.

On distingue, parmi les feuilles, deux types de structure : le premier est caractérisé par le grand développement que prend le tissu mécanique ; le second comprend la plupart des espèces d'Aloïnées où ce tissu fait défaut, et où les faisceaux sont accompagnés d'organes sécréteurs.

Dans le premier cas, l'appareil de soutien est constitué : par des cordons fibreux ou des lames fibreuses, disposés en séries parallèles aux faces de la feuille, et issus du cloisonnement et de la lignification de certaines cellules de parenchyme (Çoknia, Dracœna umbracuUfera, D. congesta) ; par le péricycle des faisceaux devenu scléreux sur toute son étendue ou seulement en dehors du bois et du liber. Dans le

A ACCROISSEMENT SECONDAIRE IOI

Çohnia et la plupart des espèces de Dracœna, un certain nombre des faisceaux de la feuille s'appauvrissent en éléments conducteurs ; ceux-ci peuvent même disparaître tout à fait et les faisceaux passer à l'état de groupes fibreux qui sont autant d'organes de soutien.

Quelquefois les faisceaux voisins de la face supérieure tournent sur leur axe de manière à s'orienter à l'inverse de ceux de la rangée inférieure (Cohnia, Dracœna umbraculijèra, D. fragrans). Ce mouvement de torsion du faisceau sur son axe a lieu pendant son parcours à travers la feuille.

Dans la feuille des Aloïnées, les faisceaux occupent deux plans superposés. Ceux du plan supérieur dont l'orientation est anormale, et qui présentent leur bois en bas et leur liber en haut, ont dû, pour se mettre dans cette position, tourner de 180 sur leur axe : ce mouvement s'est opéré pendant leur trajet dans la tige.

Les organes sécréteurs de la feuille des Aloïnées font partie des faisceaux ; ils sont d'origine p encyclique et se trouvent situés en dehors du liber. Ils se composent de larges cellules superposées en séries longitudinales et de cellules limitrophes plus étroites. Celles-ci sont les véritables cellules *sécrétrices du suc d'Aloes qui vient se réutaff et se collecter dans les premières. Quand la sécrétion est ab«nda»tc, ainsi que cela a lieu pour \m Aloïnées, des pays chauds, les cloisons de séparation des grandes cellules peuvent se résorber, et il se forme ainsi des canaux continus.

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