TROISIÈME PARTIE
«partie alla se fixer à Norba, ville peu remarquable « parmi celles des Latins 1 . »
Tito Geganio , Publio Minucio coss. [arum urbis CGLX1I ]> ( Vobci ) Norbæ in montes novam coloniam , (juæ arx in Pomptino esset, miseront. « Sous le consulat de Titus Ge- «ganius et de Publius Minucius [l’an de Rome 262], «les Volsques envoyèrent une nouvelle colonie dans les «montagnes de Norba, pour y défendre, comme d’une « citadelle, les Marais Pontins 2. »
De son côté , Appien raconte de la manière suivante la chute de Norba sous la puissance des Romains :
N'jjpëot Sè êiépa io\is àvieÜyev en èyxpaiws es ie Aipu- \t'ov Aem'Sov vvxios ès aùir)v èx npoSoaias eiaekOovros , Siaya.va.xinGa.vies oî evSov èn) irj npoSoGta., ol pèv èaviovs àvy'povv, ol S’ aWrfXovs èxovies, ol Sè xa) (3p6yois auveTi'kéxovio- xa\ làs S-vpas êvétypanov ëiepoi , xa) èveni-npaoo.v. Avefxos Sè 7 to\vs èfnreaùv, ès iogoÎjiov aùirjv èSanavnGev ws l unSèv èx irfs -n oXews ~hâ.(pvpov yevéaôar xa) o'cSe y.èv oviws èyxpaiws àiéOavov. « La ville de Norba résistait cependant « encore avec héroïsme , iorsqu’Emilius Lépidus fut in- « troduit dans ses murs par trahison et durant la nuit; « les citoyens, indignés de se voir surpris, se tuèrent, les «uns de leurs propres mains, les autres en se donnant «réciproquement la mort. Il y en eut qui se pendirent, «d’autres s’enfermèrent dans leurs maisons, auxquelles «ils mirent le feu : le vent soufflant avec violence, finit cendie s’étendit partout, consuma tout; le vainqueur, « au lieu de butin, ne trouva que des monceaux de cen-
1 Denys d’Halic. Anlii f. rom. liv. VII, pag. 3 1 6.
2 Tite-Live, Hist. liv. II, chap. xxxiv.
«dres. C’est ainsi que périrent, les armes à la main, les « braves de Norba 1 . »
M. Middleton , qui a dessiné les murs de cette ville , dit qu’en y montant on trouve, à gauche, un mur cyclopéen du premier style , surmonté de quelques restaurations en blocs irréguliers aussi, mais d’un style postérieur. Selon le même voyageur, la première construction de Norba , qui est la plus basse , est formée de gros blocs arrondis, évidemment cyclopéens, et elle est interrompue par des ouvrages romains en pierres régulières. Dans la partie qui fait face à la nouvelle Norma, il y a une très-grande porte à linteau, qui s’unit des deux côtés à la muraille. Les débris de la seconde enceinte sont cyclopéens; la troisième, ou l'acropole, est formée de pierres brutes arrangées, figurant une enceinte qui domine le précipice du côté des Marais Pontins. Dans cette dernière enceinte , on montre l’emplacement trèsdistinct des temples antiques et les restes d’un cirque , désigné aussi par le nom de théâtre , mais qui serait peutêtre mieux nommé Paix, lieu où se tenait l’assemblée du peuple.