‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 114 sur 214 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

On peut comparer à ce sujet les modèles n0' XXV et XLIX, ainsi que notre Examen analytique.

Les murs de la ville royale de Turnus (lequel avait pris part à la fondation arcadienne de Sagonte, 1 4 1 o ans avant l’ère vulgaire), ville que, suivant Tite-Live, Tarquin tenait assiégée quand il apprit qu’on le bannissait de Rome, sont donc encore debout, ils ont même conservé leur nom; mais ils ne retentissent plus que du mugissement des buffles et des bœufs du prince Cesarini.

Quant aux substructions pélasgiques de Sagonte, elles existent également encore , mais elles sont cachées sous le nom vulgaire de Murviedro.

Ce modèle est surmonté d’un fragment de pierre des murs d’Ardea, indiqué par ces deux mots: Saxon» Ardeas.

MUR DE BOVIANÜM.

Exécuté d’après les dessins de M. Fox; dessiné aussi par M. de Torcia.

Bovianum, ville capitale des Samnites; aujourd’hui Boiano, Etat de Naples.

Bovianum , caput hoc crut Pentrorum. Samnitium , lonqc

ditissimum, atque opulentissimnm, armis virisque

prœdfc plus paie quam ex omni Samnio unquam

eqestum. «Bovianum était la ville chef-lieu des Samnites «Pentriens, et en outre la plus riche, la pins opulente

«du pays, en armes et en hommes on

«tira d’elle seule plus de butin que n’en fournit jamais « tout le Samnium '. »

' Tite-Live, Hist. liv. IX.chap. xxxi.

194 MONUMENTS GYCLOPÉENS.

Satnnitium colonia, Bovianum vêtus. «Le vieux Bovia « num, colonie des Samnites L. »

Capti a Gallis sumus; sed et Tascis obsides dedimus , et Samnitium jugum subivimus. « Notre ville a été prise par «les Gaulois; nous avons même donné des otages aux « Étruriens et subi le joug des Samnites1 2. «

Adfuit et Samnis , nondum vergente favore Ad Pœnos; sed nec veieri purgatus ab ira.

Qui Batalum, Nucrasque metunt , Boviania quiquc Exagitant lustra , , ,

Le Samnite se trouvait là; il ne s’était point encore, il est vrai , associé avec Carthage; mais il n’avait point non plus déposé son ancien ressentiment. On y remarquait ceux qui moissonnent les champs de Batule et de Nucres, et ceux qui s’adonnent à la chasse dans les bois de Bovianum 3.

Les Samnites sont comptés par Justin parmi les peuples latins d’origine grecque, dont cet historien parle ainsi : Quæ g entes non partent sed universam fere Italiam ea tempestate occupaverant. Denic/ue multœ urbes adhnc post tantam vetustatem vestigia Græci moris ostentant. « Les na- «tions (d’origine grecque) occupaient encore alors (du «temps de Denys), non une partie de l’Italie , mais «presque l’Italie entière. Enfin, beaucoup de villes, «même après tant de siècles, conservent toujours les «vestiges des mœurs grecques V»

Dans la suite de ce chapitre , très-remarquable pour

1 Pline, Hist. nat. liv. III, chap. xvn.

5 Tacite, Annales, liv. XI, cliap. xxiv.

3 Silius Italiens, liv. VIII, v. 56 î .

1 Hist. liv. XX , chap. i.

Page 1