‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 115 sur 214 · ORACLE DE MARS À TIORA · texte numérisé non relu

ORACLE DE MARS À TIORA

Exécuté d’après tes dessins de M. Simetli ; dessiné aussi par M. Dodwett, etc.

L’oracle de Mars est à un kilomètre de l’hiéron de Tiora ou Turana. Cette ville du Latium, aujourd’hui en ruines au lieu dit Torana, est située près de Monte-Cas tore, dans la Sabine, Etats Romains.

Sur le banc de roche vive, figuré en ce modèle, on lit les deux passages suivants :

Fanum [est) reliqiosissimum templam unde f ata petuntur. «Le Fanum est un temple très-sacré, où l’on inter- « roge le destin L »

H inc etiam amplius dicantur elocpii ac reloqui in faneis sabincis e cella dei qui eloquuntur. «Delà, on dit que « ceux qui parlent de l’intérieur de la chambre du dieu, « dans les temples sabins, interrogent et répondent 2. »

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1 Pscudo-Ascomus, Comment, sur les Vcrrines, action U , liv. I, oliap. xx.

- Varron, Lang. lut. tiv. V.

vis, ov avTo'i f lèv i uhov , Sè SpuoxoXâiTTriv xotXovatv,

£7r< xlovos ^vki'vov (pouvôpevos t b avTo sSpa. « En partant de «Riéti et se dirigeant sur la voie Latine, on trouve Bacs tia à trente stades (un peu plus d’un demi-myriamètre), «et à trois cents stades (six myriamètres) Tiora, qu’on « appelle aussi Matiène. On rapporte qu’il y avait dans « cette dernière ville un très-ancien oracle de Mars. La «manière dont il s’exprimait était, dit-on, conforme à « celle de l’oracle de Dodone , excepté que , chez les « Dodonéens, une colombe perchée sur un chêne ren- « dait les arrêts du destin. Chez les Aborigènes, au «contraire, c’était un oiseau envoyé par la divinité, « qu’ils désignaient par le nom de piçus, et les Grecs par «celui de chyocolapte [c’est-à-dire qui perce les arbres], « II rendait les oracles perché sur le sommet d’une co- « lonne en bois h »

Dès les temps les plus reculés, il y eut, dans le pays où était cet oracle , un roi célèbre nommé Picus , chanté par les poètes, entre autres par Ovide et Silius. Le premier retrace toute son histoire dans le livre XIV de ses Métamorphoses, dont il nous suffira de citer quelques vers, où cette origine nous semble indiquée:

Picus in Ausoniis , proies Saturniu, terris Rexfuil, utilium bello stucliosus equorum ,

Exierat tecto Laurentes Picus in agros ,

Indigenas fixurus apros , tergumque premebat Acris equi, lævaque hastilia bina gerebat ,

1 Extrait du livre des Antiquités, de Varron , par Denvs d’Halic. Antiq. rom. liv. I , pag. 1 1 .

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