AUTRE MUR DE CORTONA
Exécuté, comme le précédent modèle, d’après les dessins de M. Words-Wortli.
Suivant M. Hœnel, voyageur allemand, les murs de la ville de Cortona sont en grands blocs carrés, posant sur des pierres oblongues et semblables à celles des monuments pélasgiques.
M. Adrien Balbi1 mentionne les constructions cyclopéennes et les antiquités étrusques de cette ville , d’après M. Darow, savant archéologue allemand, qui les a visitées.
MUR DE RUSELLA.
Exécuté d’après les dessins de M. Fox; dessiné aussi par M. Micali, etc.
Rusella, ville d’Etrurie, vers l’embouchure de l’Ombrone ; ses ruines forment aujourd’hui une petite bourgade appelée Rosella, dans le Siennois, en Toscane.
In Paisellanum axjram exercitus est tradactas
oppidum ctiam exputjnatam . « L’armée fut conduite sur le
e territoire de Rusella cette ville fut aussi
« prise d’assaut 2. »
Justin3 fait venir de la Lydie le peuple étrusque qui
1 Abrégé de gèogr. page 3o5.
2 Tite-Live, Hist. liv. X, cliap, xxxvii
3 Hist. liv. XX, cliap. î.
occupa les bords de la mer inférieure. Tascorum populi, </ui oram inferi maris passaient, a Lydia vénérant.
Velleius Paterculus développe cette origine en ces termes :
Lydus et Tyrrhenus fratres , cum re<j mirent in Lydia, stei ilitate fruqum compulsi, sortiti sunt, nier cum parte malti tudinis patria decederet. Sors Tyrrhenam contujit. Pervectas in Italiam, et loco, et incolis, et mari nobile ac perpétuant a se nomen dédit. «Deux frères, Lydus et Tyrrhenus, ré- «gnant ensemble en Lydie, forcés par la stérilité de la « terre à se séparer, tirèrent au sort lequel des deux s’é « loignerait de la patrie avec une partie du peuple. Le « sort désigna Tyrrhenus. Il partit, et, ayant abordé en «Italie, son nom resta pour toujours au sol, aux habi « tants et aux rivages de la mer où il s’arrêta 1. »
Avant ces auteurs, Hérodote 2 avait dit : S.ay6vias Sè clvtüv rovs èrépovs ê^tévat éx t rjs %d>pr)s , xomxërjvou es 'Sp.vpvriv, xa) (ir)%txvdcru.<70ou n >o»a, es rot êaOsfxévovs id 7iâv7a. oc Ta cr(pi tji> yjpncj-id èniiikoci , œnonkéeiv xend j3tov te hcl) yrj s Çipnjow es b ëÛvsa 7 roXAà napOL(xsr^aiJ.évous dmxéaOou es Op.ëpixovs‘ ëvfJa a(péoi.s évtSpvcra.a6ou nouas , xa) oixéetv t 6 péypt toüSs. « Une troupe de Lydiens, désignés « par le sort pour déserter leur patrie, s’étant construit
«quelques navires à Smyrne après diverses
« courses sur mer, vinrent enlin se fixer sur une plage «voisine des Ombriens, où ils fondèrent des villes qu’ils « habitent encore.»
1 Hist. rom. tiv I, chap. i.
2 Hist. tiv. 1 , S 94 .