‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 143 sur 214 · TROISIEME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE

Tôàv <5s koltol ïle~Xon6vvrjcrov ito\ecov êvSo&Tcnou yeyôvtxcrt , xai p-éypi vvv eiatv Apyos te 2 TrdipTn te. « Parmi les villes « du Péloponnèse , les plus fameuses ont été , et sont en- «core aujourd’hui, Argos et Sparte1.»

Suivant les traditions grecques que Pausanias nous a conservées, Phoronée, fils d’Inachus, a le premier réuni, dans une enceinte de ville, les hommes qui auparavant vivaient dispersés sur la terre de l’Argolide. L’acropole d’Argos prit dès lors la dénomination de Phoronicon. Ce modèle en représente un pan de mur. Le style est cyclopéen , parfaitement analogue à celui des plus anciens monuments de l’acropole de Mycènes. On y voyait encore, au temps de Pausanias, vers l’année 173 de l’ère vulgaire, le tumulus du roi Phoronée, sur lequel on offrait des sacrifices annuels.

Les murs modernes du château de Larisse, à Argos, sont fondés sur une ligne de constructions cyclopéennes, dont les ruines sont décrites par M. Dodwell dans son Voyage2. Les pierres en sont très-hien taillées, ce qui contredit l’opinion émise par M. Gell dans son Itinéraire. Ce voyageur prétend que l’on doit considérer comme monuments cyclopéens ceux-là seuls qui sont de pierres brutes et non façonnées comme à Tirynthe. Dans la partie la plus élevée de la Larisse d’Argos, il existe un pan de mur justifiant l’expression de mur aérien des Cyclopes , dont Euripide s’est servi.

M. Pouqueville a observé, dans un couvent de la ville basse, un chemin couvert qui conduisait au som-

1 Strabou, Gèogr. liv. VIII, p. 376-

2 Tom. II, pag. 2 18.

met de la Larisse. M. Fourmont a décrit les souterrains qui traversent la montagne sur laquelle cette acropole est bâtie, et M. Leake les mentionne dans l’introduction à sa Topographie d’Athènes.

Il y eut deux autres villes du nom d’Argos; leur origine dériva probablement de celle dont nous venons de parler. L’une de ces villes, située en Thessalie, s’appelait Argos pelasgicon, selon Pline1; et c’est à elle qu’il faut rapporter ce passage de Lucain :

Atque olim Larissa potens : uli nobile quondam

Nunc saper Argos arant

Et Larisse, autrefois si puissante, aux lieux où la charrue sillonne aujourd’hui la place de l’antique et célèbre Argos 2.

L’autre ville d’Argos , surnommée Amphilochicam , sera examinée dans un article ci -après.

MUR DE TIRYNS.

Exécuté d’après les dessins de M. Dodwell; dessiné aussi par MM. Gel!, Smirk, etc.

Tiryns ou Tirynthe, ville de l’Argolide; aujourd’hui Palœo-Nauplia , en Morée.

Oï S’Âp-yos t sÏ'/jjv, TipuvOâ re r ei^iéecerav.

Ceux qui habitaient Argos et Tirynthe aux grandes et solides murailles 3.

’ Hist. mit. liv. IV, chap. xiv.

4 Pharsale , liv. VI, v. 355. ,

3 Homère, Iliad. liv. II, v. 55g.

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