‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 144 sur 214 · TROISIEME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE

Ttpvvda Sè dvsXôv Tes  pyeïoi , x. t. « El les Argiens «ayant renversé Tirynthe, etc. »

fmois. ye dvSpdcrtv èjutyoïvécriv es crvyyptxfyrjv

7ivpou'p.Sa. s fièv Tas ixapd Aiyvmi'ois ëntfXdev ê^ytfaaaOai 7 rpos t b dxpiëétnoLTOv, 3-rv?avpbv Sè tov M ivvov xoà t à Tsiyjn

Ta er T ipvvOi ovSè èit\ jSpayù yyayov (xvrffxtis. « Des

« écrivains célèbres se sont attachés è décrire avec la «plus grande exactitude les pyramides de Memphis, cl « ils n’ont pas daigné faire la moindre mention du trésor « de Minyas et des murs de Tirynthe 1 2. »

Ti'pvvOa Sè ripcoa, d(p’ où Ttj Tiokei t o ovo;xa éyévsTO, naiïSct Apyov tov Aios eivcu ’kéyovcn, x.t."X. « Le héros Tiry ns, {pii « donna son nom à cette ville, était, dit-on, fils d’ Argus «et petit-fils de Jupiter. Les remparts de Tirynthe, qui «seuls sont demeurés debout au milieu des l’uines, fu- « rent l’ouvrage des Cyclopes, K vx'hwnwv (jlsv êcmv ê'pyov; « ils ont été construits en pierres sèches, non taillées, « chacune d’une telle grosseur, que la plus petite ne « peut être remuée de sa place que par deux bœufs « accouplés sous le joug 3. »

AvécnvcrcLV Sè xai T ipvvBîovs Apyeïot , uvvotxovs TTpoaXa-

jSeî v xoà tq Apyos èwxvciïcrai S-eXrfa-avTss. « [ Plus loin , dit « le même voyageur, en avançant sur la droite , vous «découvrirez les ruines de Tirynthe]; car les Argiens « ont aussi détruit cette ville pour en transporter les « habitants à Argos, qui avait besoin d’être repeuplée 4. »

1 Pausanias, liv. II, chap. xvn.

2 Id. liv. IX, chap. xxxvi.

3 Id. liv. II , chap. xxv.

4 Id. ibid.

236 MONUMENTS GYCLOPÉENS.

Junon était la principale divinité des Tirynthiens. Après la destruction de leur ville , elle devint celle des habitants de Mycènes et d’Argos. Pausanias 1 nous dit à ce sujet : Ilapà Sè avrrfv sctiv eW xi'ovos ayoiXp ta H pas àpyaüov. To Sè àpyaioTaiov TizTtoirymi (xèv àypdcSos, àvziéBr\ Sè ês T ipvvda vizb Usipoiaov toü A pyov

Ti'pvvda Sè àvskôvTes Apyelot HO[xt%ovcriv ês to Hpaïov

« La statue la plus ancienne connue était faite en bois «de poirier; elle fut d’abord érigée à Tirynthe, par « Pirasus , le fds d’ Argus ; cette ville ayant été détruite «par les Argiens, la statue fut portée à Argos, dans « un temple qui fut appelé , de son nom , temple de « Junon »

Un poète de l’antiquité fait mention de ce fait dans l’exclamation suivante :

Awap èyà) T îpvvOa, liai à Kpotvarjv irùXtv Hpas noAXoraw Sôem/ros iairrop ai akyeaiv f)vop.

Pour moi, malheureuse, à Tirynthe, dans cette ville âpre et escarpée, consacrée à Junon, j’ai le cœur déchiré de mille douleurs s.

Selon les traditions mythologiques, Hercule passa son enfance à Tirynthe, et y fit dans la suite un assez long séjour. C’est aussi là qu’il amena d’Espagne les bœufs qu’il avait enlevés à Géryon.

Toi’ (J.èv âp’ èçsvâpiÇs j3h/ llpax/o/sh;

Booen icap’ si'kmôhscrm , Tisptppb t&j sîv, Epvâsty ■

Ëpari TM tirs irsp {3 ovs -rfkaéev evpvperÛTrovs T ipvvO’ sis ieprjv, hiaêàs irôpov Ùncavolo.

1 Liv. II, chap. xvn.

2 Moschus, Idylle iv, v. 38.

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