TROISIÈME PARTIE
«nistère de Pyrcon. On prétend que, dans la suite, la «déesse donna sa portion de l’oi'acle à Thémis; que. «celle-ci en fit présent à Apollon, qui, pour obtenir «la part qu’y avait Neptune, lui donna en échange Ca- «laurie, située devant Trézène1.»
IIo><r Sè tipy^aiOTotTriv oîxtcrOfjvaî (pa<riv êvravOa vira Il apvaaaov, K'XeoSoJpas Sè sivou vvpfyyç xalSa avrov xa) oî xaiépas , xaOax sp ys xa) aXkots tûv xa"hovp.évcov rjpoicov, JloaeiSwvâ te 3-eor xa) K.'Xsbxop.xov avSpa ênovopLa^ovcrt, xa ) àx b tovtov Sè-rov WcLpvaacrov.Tp) te opsi t b ôvo p.a TsOfivat "Xéyovai, xa ) Wapvaacriav ovopacrOrivai vâi rrtv awv •m^op.évwv te bpvî- Oojv t rjv an’ aînüv fxavxsiav yevécrOai II apvacrcrov t b svprjiaa • Tau t tiv (jièv ovv xaaax'XvarOijvai ryv tt 6’btv vxb rwv èfxëpcov tmv xarà A svxa’Xi'ojva uvp&âv^wv . T&5r Sè àvOpamwv ocroi Sia(pvyeir t bv ysip.wva yomn{Oriaav, "Xvxwv àpvya'ts dxetJwOyaav és t où ïlapvaa-a’ov rà dxpa vxb r\yzp.bcn Tris xopsias toÎs &wptois’ ttoXiv Sè, yv exTiaav, èxakeaav èx) tovtm AvxcSpstav. «On dit que, dès les temps les plus reculés, Parnassus «avait déjà bâti une ville en ce lieu. Il était fils de la «nymphe Cléodora, et, comme tous les autres héros «de la tradition, il passait pour avoir deux pères, l’un «mortel, c’était Cléopompe, l’autre immortel, c’était «Neptune. Le mont Parnasse et la forêt Parnassia pri «rent de lui leur nom. L’on ajoute qu’il découvrit l’art «de connaître l’avenir par le vol des oiseaux, et. que «la ville dont il était le fondateur fut submergée dans « le déluge qui arriva sous le règne de Dcucalion. la1 « peu d’hommes qui purent se sauver, ayant gagné le « haut du mont Parnasse avec les loups et les bêtes
1 Pausanias, tiv. X, cliap v.
«féroces, qui par leurs hurlements leur servaient de «guides, y bâtirent une ville qu’ils nommèrent Lycoria 1.
Â7r oXkwvos ovv TicuSa xclï ©tuas vofxtZ,ovcrtv elvou AeX-
(p6v oi Se (JLwrpos p.èv M eXaîvt]? (patrïv avT bv S-vycnpbs Krç- (piaaov. Xp6v<v Sè varepov xai lit >6w rrjv tto'Xiv, où AsXdpoùs j aovov éxaXeaixv oi nepioixovvzes' xa.6à hou Opcypco TTSTiotvfxéva. èv xcti<xhôyw méwv êcrrlv. « Ils pensent donc que « Delplius était lils d’Apollon et de Thyia; suivant d’au «très, il avait pour mère Mélæna, fdlc de Céphissus. «Dans la suite des temps, les habitants des environs «donnèrent à la ville le nom de Pytho, outre celui de « Delphes; et c’est ainsi qu’ Homère l’appelle dans le ca- «talogue des Phocéens2.»
K.aTatJTtfa-aaOtu às avvéSpiov êvravda E Xhyvwv , oi ptè v Api(pixTvova t bv A svxoCXicovos vopi^ovai , xai àirb toutou to7s (Twe'kOovmv ênlx’Xvcrtv Ap.(pixTvovas yevéaOai. AvSporiav Sè èv arj AtSiSi ëtyri crvyypatyrj , w? loe^apyfis à(pi'xovzo ès AèX- Ç>ovs 7 Tapa, tôjv itpocroixovinojv avvsSpevaovTss. « On croit «communément que ce fut Amphictyon, fils de Deu- «calion, qui fixa à Delphes l’assemblée générale des «Etats de la Grèce, et que, de son nom, ceux qui ont « depuis composé cette assemblée se sont appelés Am- « phictyons. Cependant Androtion, dans son Histoire de « l’Attique , dit que , de toute antiquité , les peuples voi- «sins de Delphes y envoyaient leurs députés 3. »
L’origine de la ville de Delphes se rattache, comme
1 Pausanias, liv. X, chap. vr.
2 Id. ibid.
3 Id. ibid. chap. vl®.