MUR D’IIALÏZEA, EN ACARNANIE
Exécuté, comme le précédent modèle, d’après les dessins de Cyriaquo d’Âncône.
Ilalyzea, ville de rAcarnanie; aujourd’hui en ruines au lieu dit Natalico, en Livadie.
Deinde Acarnanum urbes Alyzca, Stratos, Argos Ampltilochicam cognominatum. «Viennent ensuite les villes des « Acarnanicns, Halyzea, Stratos et Argos surnommée « Amphilochicum L »
Cette ville est citée par Thucydide2, par Strabon3, par Etienne de Byzance , qui dit qu’elle tire son nom d’Halyzus, fils d’Icare, et enfin par Scylax. C’est, selon ce dernier auteur, la première ville que l’on rencontre sur le continent en venant de Cépliallénie.
Le nom d’Halyzea se trouve aussi écrit Halizia, Alyzia, Azylea. Si l'origine donnée par Etienne de Byzance est exacte, ce qui est probable, elle daterait du xin' siècle avant l’ère vulgaire 4.
Tullius Tironi S. P. D. — Non queo ad te nec lubet scribere quo anirno sim affectas : tantum scribo , et tibi et mihi maximæ voluptati fore, si te firmnm quant primant videro. Tertio die abs te ad Alyziam accesseramus . ls locus est citra Lcucadem stadia CXX. Leucade aut te ipsum, aut tuas litteras aMarione putabam me accepturum. Quantum me diligis, tantum fac ut volcas, vel quantum te a me scis diligi.
1 Pline, Hist. nat. liv. IV, cliap. n.
2 Liv. Vil.
3 Liv. X.
1 Voyez la date approximative d’Icare dans notre Tableau.
Nonis novembr. Alyzia. «Tullius à Tiron, salut. — Je « ne puis ni ne veux t’écrire tout ce que j’éprouve : qu’il « te suffise de savoir que ce serait une très-grande jouis- «sance pour toi et pour moi, si je te voyais bientôt «rétabli. Trois jours après t’avoir quitté, nous arri- «vàmes à Alyzia. Ce lieu est à cent vingt stades (près « de deux myriamètres et demi ) en deçà de Leucade. « J’espérais te ti’ouver dans cette dernière ville , ou au «moins y recevoir tes lettres, que Marion devait m’ap- « porter. Autant que tu m’aimes, ou autant que tu sais «que je t’aime, prends soin de ta santé. D’Alyzia, aux «nones de novembre1. »
TüLL. ET ClCERO TiRONI SUO, ET Q. PATER ET Q. filius. S. D. — Nos apud Alyziam, ex (juo loco tibi litteras ante dederamus , unum diem commorati sumus, c/uod Qaintus nos çonsecutns non erat. Is dies fuit nonæ novembris. Inde ante lucem profciscentes, ante diem VIII idus novembris lias litteras dedimus. Tu, si nos omnes amas , et præcipue me, magistrum tuum , confirma te. Ego valde suspenso animo expecto, primum te scilicet, deinde Marionem cum tuis litteris. Omnes cupimus, ego in primis, quant primum te videre, sed , mi Tiro, valentem. Oaare niliil properaris : satis quotidie videro, si valebis. Utilitatibus tuis possum carere: te valere, tua causa primum volo, tum mea, mi Tiro. Vale. «M. T. Ci- «céron le père, Cicéron le lils, Quintus le père, et «Quintus son fds, à leur ami Tiron, salut. — Nous «nous sommes arrêtés un jour à Alyzia, d’où nous t’a- « vons écrit la dernière fois, époque à laquelle Quintus «ne nous avait pas encore rejoints. C était le jour des
1 Cicéron, Lettres à ses anus, liv. XVI, lett. 2.