PREMIERE PARTIE
« cuper, tire ses principes Fondamentaux des caractères « d’une espèce de construction formée de blocs énormes «de figure polygone irrégulière et sans ciment, que les « anciens ont nommée construction cyclopéenne.
« M. Louis Petit-Radel , auteur de cette théorie, en «jeta les premières idées dans un mémoire qu’il lut à la « classe de littérature et des beaux-arts, le 1 8 avril 1801.
«La classe de littérature et des beaux-arts nomma, «pour examiner ce travail, une commission formée de «MM. David-Leroi, Dupuis et Ameilhon.
«Le rapport des commissaires, adopté par la classe, «porte en substance que, si les observations des voya- «geurs qui visiteront, dans la suite, les lieux que l’au- «teur a parcourus; que si les discussions des savants « qui pourront examiner en critiques sévères son travail, « s’accordent avec tout ce qu’il avance dans ce mémoire, « il aura eu la gloire d’établir le premier un point d’his- «toire de la plus haute importance, et dont, jusqu’à « présent aucun savant ne s’était occupé.
« La classe de littérature et des beaux-arts a publié « l’analyse de ce rapport dans la notice de ses travaux « quelle a fait distribuer à la séance publique du G oc- « tobre 1801.
«M. Petit Radel, en suivant ce travail, s’est attaché « principalement à développer les idées qu'il avait con- « eues sur l’antiquité reculée de plusieurs monuments « militaires de l’Italie et de la Grèce, que tout le monde «avait sous les yeux, et dont personne n’avait jusqu’ici « caractérisé les dilférences ni les rapports. On vil. «alors avec quelque surprise, dans les principes d’une
MONUMENTS GYCLOPÉENS.
« théorie comparée et appuyée du témoignage de cent « trente-trois monuments , de murs de villes , le résultat « de dix années d’observations et de voyages entrepris « de l’aveu du gouvernement français, qui avait accordé «à l’auteur, pour ce sujet, des passe-ports littéraires.
« M. Fauvel, artiste français qu’un séjour de quinze «années en Grèce a mis à portée de faire de nom- « breuses observations sur les antiquités de cette con- «trée, a confirmé, à son retour, l’existence de onze mo- « numents de la Grèce, que fauteur alléguait en preuve, «et qu’il avait avec sagacité devinés en quelque sorte, « en comparant les descriptions des classiques grecs aux «dessins qui se ti’ouvent dans l’ouvrage de Cyriaque «d’Ancône, et avec ceux du même auteur, encore iné- «dits, que M. Dufourny, membre de la classe, lui a « communiqués.
«Muni de ces nouvelles preuves, M. Petit-Radel lut «à la même classe un mémoire intitulé : Recherches « sur les monuments que le peuple pélasge a laissés dans «l’Italie, la Sicile et la Grèce, et sur les rapports nou- « veaux que la critique de ces monuments doit établir «dans l’histoire des siècles héroïques, et dans celle des « beaux-arts.
«Une nouvelle commission, composée de MM. Da- «vid-Leroi, Mongez et Ameilhon, fut nommée pour « examiner ce mémoire. Il résulte du rapport fait par «ces commissaires, le ier octobre 1802, que le témoi- « gnage de M. Petit-Radel acquiert un nouveau degré « de force par celui des divers auteurs et voyageurs « existants -, que les fortifications de beaucoup