‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 30 sur 214 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

« semblables aux murs cyclopéens du territoire d’Argos. « Selon Dodweli, une partie de l’enceinte d’Orcbomène « est cyclopéenne, tandis qu’une autre partie construite ((postérieurement est garnie de tours; M. Squire a vu « des murs cyclopéens à Candie , Cérigo , Mélos , au «mont Sipyle près de Smyrne, et même en Paphla- «gonie, près de Sinope et d’Amisus (ce qui préparait « déjà la découverte de M. Texier à Soandos, en 1 834). «Mais si, d’un côté, les traditions mythologiques expli- « quent l’existence des constructions cyclopéennes dans « les parties de l’Italie situées en deçà et au delà du Tibre; « d’un autre côté , ces constructions fournissent une « preuve nouvelle de l’établissement des peuples pé- « lasges en Italie , dans les temps les plus reculés. » Heureusement pour la défense de la question , depuis mon retour à Paris, j’avais pour correspondant à Rome Edwards Dodweli, mon ami, qui ne négligeait rien pour surveiller les démarches de M. Sickler, littérateur saxon , lequel s’était acquis la confiance de M. Millin , mon confrère à l’Institut, auteur du Magasin encyclopédique, pour y consigner toutes les observations paraissant contraires à la nouvelle théorie historique. M. Sickler lui adressait les dessins, en lui recommandant de ne me les faire connaître qu’ après leur impression dans son journal; cette publication sert de preuve continuelle et durable des moyens infidèles mis en usage pour discréditer ma théorie, et la couvrir même de ridicule. L’animosité de l’opposition perçait jusque dans ce que publiait alors la classe la plus savante de la Germanie; on peut en juger par le passage suivant du

MONUMENTS CYCLOPEENS.

Commentaire sur Vitruve, publié à Leipsiek, en 1808, par M. Gottlieb Schneider, note ire, sur le chapitre viii du livre II. Le savant commentateur voulut enchérir sur tous les autres. Voici ses propres expressions dont je crois devoir conserver l’originalité latine : Postc/uam , dit-il, hæc scripseram, vidi in eundem errorem quem in Perralto, Galliano , Rodio reprehendi, contagione (juadam exemplomm alienoram aut versionam inductum Gallum Petit-Radel impediisse et pœne obstruxisse sibi viam (/nam affectabat ad perquirendam antiquissimam Pelasgorum historiam, insistens vestigiis structurée antiguissimæ quant polygonaux irregularem appellat, per Græciam dispersis et in ruinis antiquissimorum oppidorum et monumentorum reli quis. Ponam ipsa verba excerpta ex relatione virorum doctorum qui de conatibus civis sui antiquarii ad Institatam litterarium parisiense præjudicium suum detulerunt, positum in Epliemeride Milliana. Voici la traduction de ce passage : aJ’avais écrit ceci, quand je vis qu’entraîné par «une certaine contagion des exemples ou des versions «des autres, le Français Petit-Radel était tombé dans «la même erreur que Perrault, Galiani, Rodius, et « qu’il s’était presque fermé le chemin qu’il semblait « vouloir prendre pour découvrir l’histoire très-antique « des Pélasges , en s’arrêtant aux vestiges d’une très- « ancienne construction qu’il appelle polygone irrégulière, « vestiges qui sont dispersés par toute la Grèce , et en « s’attachant aux ruines subsistantes des villes et des «monuments les plus anciens. Je citerai les paroles «mêmes du rapport fait à l’Institut par des savants « chargés d’examiner les recherches de leur compatriote ,

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