‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 31 sur 214 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

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«paroles qui se trouvent dans le Magasin encyclopé- «dique de Millin L »

Nonobstant les aveux de Mme Dionigi , provoqués publiquement par Edwards Dodwell, et appuyés des dessins véridiques exécutés par lui-même à la caméra lacida, qui ne peut tromper comme le crayon vague d’un paysagiste, il fallut encore recourir au jugement de l’Académie des inscriptions ; voici les décisions par elle rendues et exprimées en un rapport fait à la séance du i k août 1811, dans les termes suivants :

«M. Petit-Radel, notre confrère dans la classe d’his- «toire et de littérature ancienne, a demandé l’opinion « de la classe des beaux-arts , sur le véritable sens de « certains passages de Vitruve 2, qu’un savant étranger « vient d’interpréter et d’employer pour renverser en « partie les preuves que notre collègue allègue en faveur «de la haute antiquité des constructions existantes en «Grèce et en Italie, et qu’il distingue par l’épithète de « Cyclopéennes. La classe, adhérant aux désirs de M. Petit- « Radel , a nommé dans son sein une commission com- « posée de trois membres, M. Dufourny, M. Heurtier, «de la section d’architecture, et M. Visconti, rappor- « teur, auxquels elle a prié de se joindre M. Quatremère « de Quincy, membre de la classe d’histoire et de litté « rature ancienne. Cette commission s’étant réunie plu- « sieurs fois, et ayant examiné les passages de Vitruve «qui font le sujet de la question, m’a chargé de pré- « senter à la classe le résultat de cet examen.

1 Magasin encyclopédique, huitième année , n°XII, pag. 521, etc.

2 Liv. IF, chap. viit.

MONUMENTS CYGLOPEENS.

«Persuadé que Vitruve n’a fait mention, en aucun « endroit de son ouvrage , de ces constructions ancien- « nés , formées de blocs énormes de figure polygone «irrégulière, artistement réunis sans ciment, notre con- « frère Petit-Radel s’étant fondé à y reconnaître cette « manière de bâtir que Pausanias avait remarquée dans « les murs de Tiryntbe , et qu’on regardait de son temps, «suivant une ancienne tradition, comme l’ouvrage des «Cyclopes, M. Petit-Piadel, par suite de cette opinion, «s’est livré, dans ses voyages, à des recherches labo- « rieuses qu’il a réduites en système ou corps de preuves, « pour déterminer l’époque où ce genre de construction «a été usité, l’époque où il a -pu cesser d’être employé, « et pour désigner enfin les Pélasges comme le peuple « qui a élevé ces monuments.

« M. Sickler, Saxon , docteur en philosophie , voya- « geur à Rome , bien loin d’adopter les idées de notre « confrère , pense , au contraire , que ces constructions « sont en plusieurs endroits l’ouvrage des Romains , et « qu’en d’autres endroits elles peuvent avoir été élevées «par différents peuples, â des époques postérieures « à la fondation de Rome. Si Vitruve , ainsi que « M. Sickler le pense , a parlé de ce genre de construc- «tion comme d’une manière de bâtir qui ait été em- «ployée même de son temps, il est clair que, sous ce «point de vue, les preuves de notre confrère s'affaibli - « raient si elles ne s’évanouissaient entièrement. Si , au « contraire, il est constant que Vitruve n’a fait mention « nulle part des constructions de ce genre , les induc- « lions de M. Petit-Radel doivent être prises en consi-

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