‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 32 sur 214 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

«dération, et ce serait par d’autres autorités et par « d’autres moyens qu’il faudrait les attaquer pour les « détruire.

«M. Sickler n’est pas éloigné des antiquaires qui, à «l’exemple de Ciampini, sont d’avis que Vitruve a dé- « signé les constructions de ce genre par le nom d'opus u incertum, ou anticjuum (construction de forme incer- «taine, ou construction antique); mais il trouve encore « plus probable de reconnaître ces construtions dans «l 'emplecton (construction entrelacée) de Vitruve b «Il paraît constant à votre commission que Vitruve « n’a eu en vue la construction en grands blocs irrégu - « liers et sans ciment, ni lorsqu’il a parlé de Y incertum, « ni lorsqu’il a parlé de Y emplecton. Vitruve, dans le cha- « pitre vin du livre II, d’où ces paragraphes sont tirés, « ne traite d’aucun genre de construction en pierres de « taille, mais seulement de constructions en briques, la- « teritiæ , et de celle qu’il désigne par l’épithète de cæ- « menlitiæ, c’est-à-dire de construction formée de pierres «qui ne sont ni taillées ni équarries, mais simplement « brisées , et, pour s’exprimer en latin, non ex lapide secto, ased ex lapide cœso, unde cæmenlum. Il annonce expres- « sèment cette intention en terminant le chapitre vu , « lorsqu’il est prêt à entrer en matière : Nec solum ea « in f/uadralis lapidibus sunt observanda, sed etiam in cœ- « mentiliis structuris ; et chapitre vm : Structurarum généra « sunthæc , reticulatum, etc... »

« Dans le même chapitre, où il suit le détail des con- « structions cæmentitiœ , il oppose Yopus incertum à Yopus 1 Magasm encyclopédique , 181 î, tom. II, pag. 3oi.

MONUMENTS CYCLOPEENS.

« reticulatam, c’est-à-dire, la construction dont les pare- « ments sont composés de petites pierres de figure in «déterminée, incertaine, incertum, à la construction en «réseau, reticulatum , dont les pierres, qui forment les «parements et qui ont la figure de petits losanges, pré- « sentent l’apparence des mailles d’un filet ou réseau , « et sont placées perpendiculairement sur leur diago- «nale. Il suppose ces deux espèces de constructions «garnies l’une et l’autre de ciment dans les joints, et « de blocage cimenté dans l’épaisseur du mur, comme « les monuments le confirment. Il est clair que si la «construction incertaine et la construction en réseau, «dont il subsiste un grand nombre d’exemples, s’oppo- « sent l’une à l’autre , comme deux espèces du même « genre qui ne diffèrent que par la figure et la disposi- « tion des pierres dans les parements , si l’une et l’autre «sont garnies de blocage et de ciment, si Vitruve pres- « crit que, dans l’une et l’autre, le blocage qui les garnit « soit composé de très-petits morceaux , pour qu’ils se « lient mieux avec la chaux et le mortier, et que celui-ci «y trouve une plus grande difficulté à se dessécher, il «est clair, dis-je, qu’il n’a point voulu parler de ces «blocs énormes que les constructions examinées par «M. Petit-Radel nous présentent, constructions dont le « plus ou le moins de solidité doit dépendre de toute autre « cause que du dessèchement du mortier, s’il y en avait.

« Vitruve n’a pas voulu traiter non plus de ces grandes « constructions en blocs polygones irréguliers , lorsqu’il « a distingué une autre espèce de construction sous le « nom d 'emplecton. L’architecte romain donne ce nom

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