‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 36 sur 214 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

montre les murs du Latium plus anciens que ceux d’Argos et de Mycènes, s’il eût eu connaissance du Tableau généalogique et synchronique dans lequel j’ai rangé les principaux faits de l’histoire grecque avant la guerre de Troie. Néanmoins, il a été honorable pour moi de voir admettre, en 1817, mes opinions historiques dans le même journal où elles avaient été naguère si vivement combattues. Terminons la suite des rapports académiques et des opinions individuelles auxquels a donné lieu, dans toute l’Europe savante , la question historique des monuments cyclopéens par la pièce suivante; bien qu’antérieure par sa date à quelques-unes des précédentes, elle vient les sanctionner toutes par le nombre et l’importance de ceux qui ont coopéré à sa rédaction.

Rapport historique sur les progrès de l'histoire et de la littérature anciennes, depuis 1789, et sur leur état actuel; fait à l’Empereur, le 20 février 1808, par la classe d’histoire et de littérature anciennes de l’Institut; publié à Paris en 1810.

Les membres de la commission étaient : M. Visconti, pour la philologie grecque et latine, et pour les antiquités; M. Silvestre de Sacy, pour les langues et la littérature orientales ; M. de Sainte-Croix , pour l’histoire ancienne; M. Brial, pour la diplomatique et l’histoire du moyen âge; M. Lévesque, pour l’histoire moderne; M. Gosselin, pour la géographie ancienne; M. de Pastoret, pour la législation; M. de Gérando, pour la philosophie.

Extrait de ce rapport 1 :

« 11 faut encore regarder comme appartenant aux an « tiquités topographiques les travaux et les observations « de M. Louis Petit-Radcl sur les murs de construction « cyclopéenne, composée d'immenses quartiers de pierres « en polyèdres irréguliers. Nous lui devons la connais- « sance certaine d’un grand nombre de ces monuments , « plus ou moins ruinés , qui existent encore dans la «Grèce et dans l’Italie. Il a, le premier, conçu l’idée de « faire distinguer les diverses consti’uctions ou plutôt « les substructions des murs des villes antiques , quelles « sont les parties anciennement ruinées qu’on doit re- « garder comme appartenant aux époques des fondations « primitives de ces villes. Partant du principe que des « constructions faites dans des systèmes absolument « opposés et exclusifs doivent appartenir à des colonies « différentes, il montre que ces ruines, formées, comme « on l’a dit, de blocs polyèdres irréguliers et sans ciment, « attribués jusqu’alors par tous les antiquaires, soit aux « Etrusques , soit aux Romains , soit même aux Goths et «aux Sarrasins, sont les mêmes constructions cyclo- « péennes qui ont été décrites par les écrivains grecs , « et dont l’origine remonte incontestablement à la plus « haute antiquité: d’où il conclut que, ces construc- «tions étant semblables, et dans les assises inférieures « des murs des plus anciennes villes de la Grèce , et « dans celles des murs des plus anciennes bourgades de «l’Italie, il doit s’ensuivre que plusieurs de ces mo- « numents furent l’ouvrage des antiques dynasties aux-

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