DEUXIEME PARTIE
cure allemand. En 1820 il publia ses Entretiens archéologiques, où sont discutés les principes de ma théorie.
M. Mongez, commissaire de l’Institut avec MM. Da vid Leroy et Ameilhon, fait un rapport sur mon second mémoire. Le dernier de ces trois académiciens, adoptant mes idées et prenant goût à ces études, lut, quelques années après, à l’académie dont il était membre, un mémoire dans lequel il prouve que l’émigration des Pélasges, de la Grèce en Italie, fut occasionnée par les révolutions physiques de la terre, telles que les déluges d’Ogygès et de Deucalion.
M. Torcia, bibliothécaire du roi de Naples, présent à la lecture de mes premiers mémoires, a cité à l’Institut les monuments de soixante-quinze villes ruinées ou habitées de l’Italie dont il attesta de vive voix la construction cyclopéenne. La plupart de ces monuments ont été depuis parfaitement reconnus pour tels.
M. Antoine-Laurent de Jussieu, de l’Académie des sciences, me communique des dessins faits dans l’Amérique du Sud par son oncle, Joseph de Jussieu, en 17/19, représentant les remparts de la forteresse de Cusco, au Pérou , et diverses ruines de monuments à Tambo, qui, comparés avec les gravures des monuments dits des Tneas, h Callo, font connaître que les anciens Péruviens ont construit leurs monuments dans le même style en usage chez les Grecs et les Italiens durant la période des arts qui paraîtrait s’être écoulée entre
l’usage de la construction cyciopéenne et la construction en blocs régulièrement dirigés en assises horizontales.
Winckelmann, antiquaire allemand, dans ses Observations sur l’architecture des anciens, imprimées à la suite de l’Histoire de l’art, traduite de l’allemand1, décrit, sans les nommer, les constructions cyclopéennes de Fundi, d’Alba Fucensis, d’Hazylia, etc.
M. Thiébaut de Berneaud , ex-secrétaire-général de l’Académie italienne , aujourd’hui bibliothécaire de la bibliothèque Mazarine, m’a transmis, de 1802 à 1807, plusieurs dessins des monuments pélasgiques qu i) a découverts durant ses voyages en Italie-, tels sont les murs de Spoleto, Ameria, Gubbio, Todi, Castelluccio dit Montetti, en Toscane; et ceux de Cosa, d’Archippe, Ordeonia, Egnatia, du port de Canusium (aujourd’hui Barletta), etc., dans la grande Grèce. Ces renseignements, communiqués dans le temps à l’Institut de France, sont mentionnés en son Voyage à l’île d’Elbe '2, ainsi que dans un rapport fait à l’ Académie des beauxarts par M. Le Breton3, et dans son Coup d’œil histo rique, agricole, botanique et pittoresque sur le Monte- Circello 4.
L’académie des Lincei de Rome charge le duc de Caetani de m’annoncer que M. Scarpellini, secrétaire
1 Paris, 1802; tom. II, pag. 36s.
2 Pag. 172.
3 Moniteur du i3 octobre 1809.
4 Paris, 1 8 1 k ; pag. 15-17.