‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 43 sur 214 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

de cette académie, a reçu d’elle la commission de recueillir et de m’adresser tous les renseignements qu’on pourra rassembler relativement à ma théorie. M. Scarpellini me les adressa dans le courant de l’année.

MM. Mortale, chanoine, Nardoni, professeur d’éloqnence , Bernardini, notaire, Della-Casa-Dei , évêque d’Alatri , me communiquent des renseignements légalisés sur les murs cyclopéens de la ville d’Alatri.

MM. le marquis de Longhi , antiquaire, Campo- Vecchio, chanoine, Angelini, notaire, Buschi, évêque de Ferentino, me font pareillement parvenir des renseignements légalisés sur les murs cyclopéens de Ferentino.

M. l’abbé Pietro Prince, habitant de Cora, près de Rome , m’envoie des observations détaillées sur les remparts cyclopéens de Cora.

M. Hawkins, minéralogiste anglais, me rapporte, de son voyage en Grèce, des plans et des dessins d’Olympie.

M. Bartlioldi, voyageur prussien, fait connaître, dans son Voyage1, ses observations sur les murs cyclopéens de celle des deux Pliarsale qu’on distingue dans le pays par le surnom de Yantic/ue ; il y mentionne 2 la forteresse d’Oreas-Castron , située dans le défilé de Tempé ; les ruines de Pœdicès, près d’Athènes 3; les ruines de Messène, etc. . . . Ce voyageur, pour caractériser la construction cyclopéenne, se sert encore du mot impropre incertum; mais ces mêmes monuments ont été

1 Tom. I", pag. 8 de la traduction française publiée à Paris en 1807.

2 Pag. 90.

3 Pag. 262.

reconnus depuis pour être de construction cyclopéenne, par MM. Dodwell et Pouqueville.

M. Larcher, de l’Académie des inscriptions et belleslettres , d’abord peu favorable à ma théorie, contre la quelle il écrivit, en i8o3, des remarques qu’il m’envoya, s’en rapprocha ensuite tout à fait, comme on le voit par une note qu’il a rédigée (peu de temps avant sa mort arrivée en 1812), à l’article de Tirynth'e, de sa traduction d’Hérodote 1, laissée par testament à MM. Debure , libraires. «Remarquez, dit ce savant, «dans la note indiquée, que ces Cyclopes (ceux qui «construisirent les murs de Tirynthe), ne sont pas les « mêmes que ces géants fabuleux n’ayant qu’un œil , «dont il est parlé dans Homère; ce sont, selon Strabon « et Pausanias , des hommes forts et robustes , qui ga- « gnaient leur vie du travail de leurs mains , des gas - « trochires ; on les employait principalement à élever ces « murs massifs qui servaient à la défense des villes. Ils «étaient originaires de Tlirace, où ils formaient une « peuplade plus ou moins nombreuse. La guerre les «ayant forcés de s’expatrier, il se retirèrent les uns « d’un côté, les autres d’un autre. Le plus grand nombre « se réfugia cependant dans l’île de Crète , d’où ils pas- « sèrent en Grèce avec des Lyciens. Strabon se trompe «évidemment, ou plutôt ses copistes, lorsqu’il les fait «venir en Grèce de la Lycie. Ces Cyclopes sont, je « crois , les inventeurs ou du moins les plus anciens «auteurs que l’on connaisse de ces constructions poly- « gones qu’on remarque dans les anciennes villes de la

1 Tom. VfTI de la nouvelle édition inédite qu’il se proposait de donner.

Page 1