‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 45 sur 214 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

aux rapports d’origine commune que j’établissais entre les monuments de la Grèce et ceux de l’Italie, a fini par adopter entièrement mes idées à ce sujet. Durant son séjour dans ces deux pays, il a soigneusement fait distinguer les quatre styles de construction qui régnent dans les murs des villes antiques; le nombre des monuments qu’il a observés se monte à plus de trois cents. On lui doit, non-seulement de nouvelles recherches sur les constructions de Lycosures, «la ville la plus ancienne «qu’il y ait eu sur la terre,» selon Pausanias1, Ai >x6aovpix êent TrpeaëvTctTt] , xoiï touItitiv eiSev b ri'hioé TTpwrrjv; mais encore les premiers dessins des monuments de Sicyone, de Mégare, de Tirynthe et de beaucoup d’autres villes de la Grèce. Il a dessiné en Italie les murs de Norba, de Ferentino, l’biéron de Segni, monument très-important pour la théorie, ceux du mont Circé et beaucoup d’autres. Il a entretenu avec moi une correspondance très-suivie ; lors de son passage à Paris en 1 8 1 5 , il a exposé pendant plusieurs jours tous ses dessins dans la galerie de la bibliothèque Mazarine. En 1819, il publia son Voyage classique et topographique en Grèce, pendant les années i8oi-i8o5. A sa mort, cet ami, zélé défenseur de ma théorie, laissa de nombreux plans et dessins qui ont été publiés, ainsi qu’il l’avait recommandé en mourant, comme supplément à son Voyage, sous le titre de Vues et Descriptions des ruines cyclopéennes ou pélasqiques en Grèce et en Italie; in-fol., 1 83 A -

M. Bonstctten , antiquaire suisse, publie son Voyage

1 Liv. VIII, chap. xxxviii.

sur ia scène des six derniers livres de Virgile (Paris, i8o5), dans lequel il prouve, conformément aux idées que j’avais énoncées dans mes premiers mémoires, que le Latium a été formé par les éruptions des volcans sous-marins , et a remplacé un golfe environné de montagnes ; il y fait aussi mention des constructions antiques du mont Circé.

M. Wieland, associé étranger de l’Institut de France, donne, dans le Nouveau Mercure allemand, dont il est rédacteur, un extrait des découvertes faites en Grèce par M. Gropius, dessinateur prussien; il y joint une gravure où sont représentées la porte de My cènes et une portion du mur de la Larisse d’Argos.

MM. Iiirt, Genelli , Gentz, Rode, Stieglitz, Weinbrenner , architectes allemands , sont cités dans le Nouveau Mercure allemand, année i8o5, comme contraires à ma théorie.

M. Bœttiger, correspondant de l’Institut de France, à Dresde, donne dans le même Journal, et à la suite de l’article où les noms précédents se trouvent cités, l’analyse des Eclaircissements demandés par la classe des beaux-arts. Il critique beaucoup les prétentions qu’il me suppose , d’avoir voulu donner des leçons aux antiquaires et aux architectes allemands, entre autres aux six artistes qui viennent d’être nommés.

M. Laveau, auteur du Nouveau Dictionnaire de la langue française, Paris, 1820, réfute, dans le Moniteur du 2 y avril i8o5, les attaques dirigées contre ma théorie par le Nouveau Mercure allemand.

M. Lecbevalier, auteur du Voyage de la Troade, alors

Page 1