DEUXIEME PARTIE
attaché au ministère des relations extérieures, depuis l’un des bibliothécaires de la bibliothèque de Sainte- Geneviève, met le plus grand zèle à solliciter les recherches relatives à ma théorie, et il m’adresse les renseignements qu’il a recueillis.
M. Viot, consul français à Barcelone, sur l’invitation de M. Lechcvalier, fait faire des recherches en Espagne et sur la côte barbaresque, qui ont pour résultat le détail joint aux deux noms suivants.
M. le marquis de Marty, antiquaire espagnol, adresse à M. Lechevalier, qui me les envoie aussitôt, des dessins relatifs à la ville de Tarragone , où sont représentés l’élévation , la coupe et le plan de toute l’enceinte antique de cette ville. D’après les observations que cet antiquaire a jointes à ses dessins, on voit que les anciennes constructions de Tarragone sont en gros blocs bruts sans ciment, et surmontées d’ouvrages romains, d’abord en pierres parallélipipèdes sans ciment, puis du reticulatum de Vitruve avec ciment.
M. Devoize, consul français à Tunis, sur l’invitation de MM. Lechevalier et Viot, fait des recherches sur les monuments cyclopéens qui pouvaient exister sur le territoire de cette régence. Ses observations montrent que les constructions auprès de Zawan ont quelque ressemblance avec celles de Tarragone. Cela paraît d’autant plus probable, que Zawan, comme Tunis, occupe le sol où était l’ancienne Carthage, avec laquelle Tarragone1 avait probablement une origine com-
1 Voyez les textes que j’ai réunis dans l’article de Tarragone, aux Explications particulières.
MONUMENTS CYCLOPEENS.
mune. M. Devoize me fit parvenir, en outre, quelques observations sur les constructions cyclopéennes des villes de Palmyre, Laodicée, etc.
M. Prela, médecin du pape Pie VII, m’a dit que sa ville natale, Mariana, en Corse, était de construction cyclopéenne surmontée d’ouvrages romains.
M. le baron de Dalberg, ministre de Bade à Paris, m’écrit pour me demander quelques exemplaires de mes mémoires à l’Institut , au nom du frère du princeélecteur, résidant à Aschaffenbourg, qui désire en faire usage pour ses Recherches sur l’origine des peuples.
M. Jean Bon de Saint- André, voyageur français, indique, par une lettre insérée dans le Magasin encyclopédique de 1806 *, plusieurs monuments antiques en construction cyclopéenne qu’il a vus aux environs de Sinope de Pont et aux pays voisins,
M. Schneider, philologue allemand, éditeur de la traduction allemande de Vitruve, critique mes opinions sur l’origine et l’antiquité des monuments cyclopéens.
M. Allier, consul français à Héraclée de Pont, me communique un dessin de la construction cyclopéenne d’un édifice semi-circulaire qu’il a observé à Délos en 17 9 7. Cette construction, qui paraîtrait compliquée à plaisir, n’a été admise que d’après une attestation signée qui nous en assure l’exactitude. Tournefort2 dit avoir
1 Tom. Ut, pag. 359.
5 Tom. I, pag. 3o6 de son Voyage.