‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 5 sur 214 · LISTE DES OUVRAGES · texte numérisé non relu

LISTE DES OUVRAGES

DE M. PETIT RADEL

I. Mémoires sur les époques auxquelles on peut assigner les éruptions des volcans éteints du Latium antique, et sur les rapports qui lient la tradition de ces époques ci celle de l'origine de quelques monuments de l’histoire.

Ce mémoire, dont le cahier manuscrit a quatre-vingts pages in-d°, fut le premier que l’auteur lut en présence de l’Institut national, le 19 mars 1801, après son retour d’Italie, et sur lequel MM. David-Leroy, Dupuis et Ameilhon furent chargés de faire un rapport.

Ce rapport eut lieu à la séance du l\ septembre 1801; il est inséré dans les registres de la classe de littérature et beaux-arts; il est fort détaillé, remplissant treize pages du registre. Nous en transcrivons ici le premier et le dernier alinéa, dans lesquels se trouve assez clairement exprimée l’impression que la première lecture de l’auteur fit sur ceux qui l’entendirent.

«Le simple énoncé de ce titre (titre du mémoire) fait « assez entendre qu’il ne s’agit point dans ce mémoire d’un « sujet commun et vulgaire : en effet, on y traite un point « d’érudition qui paraît tout à fait neuf. La classe ne sera « donc pas surprise si nous donnons un peu d’étendue à ce « rapport. La matière est assez importante pour avoir mé- « rité de la part de ses commissaires une attention toute

SUR M. PETIT-RADEL

« particulière; d’ailleurs la texture de l’ouvrage dont ils ont « à lui rendre compte est , si l’on ose tenir ce langage , si « serrée et si compacte, qu’il ne serait guère possible de le « réduire par l’analyse à un plus petit volume qu’ils ne l’ont « fait dans cet extrait. »

Le rapport se termine ainsi :

« Il suit de cette observation du comte de Caylus , que « personne n’avait encore aperçu, sur aucun des monuments « antiques répandus dans le Latium, des caractères qui pus- « sent les faire reconnaître pour des monuments apparte- « nant aux anciens aborigènes ou Pélasges, plutôt qu’à «d’autres peuples. Par conséquent M. Petit-Radel, s’il ne « s’est pas trompé, serait le premier qui aurait eu l’honneur « de faire une découverte jugée presque impossible par un « de nos plus savants antiquaires, en traçant des points de « différence comparative entre la construction polygone ir- « régulière qu’il attribue aux Pélasges, et la construction en « pierres parallélipipèdes qu’on remarque constamment dans « les édifices étrusques. Dans toute hypothèse, M. Petit-Ra- « del mérite d’être encouragé. Il faut l’exhorter à suivre une « carrière où il nous paraît avoir bien débuté , et dans la- « quelle ses talents lui promettent des succès. »

II. Mémoire sur des recherches historiques des monuments que les Pélasges ont laissés en Italie, en Sicile, en Grèce, et sur les rapports nouveaux que l’examen de ces monuments doit établir dans l’histoire des siècles héroïques, dans celle des beaux-arts , et dans l’ estimation des époques auxquelles on peut assigner plusieurs révolutions physiques de l’ancien continent.

Ce second mémoire fut lu par l’auteur, à l’Institut, le 6 août 1802 ; MM. David-Leroy, Mongez et Ameilhon furent

NOTICE

nommés commissaires pour faire un rapport à ce sujet. Ce rapport eut lieu à la séance du ier octobre suivant. Nous en rapporterons, comme pour le précédent, le premier et le dernier alinéa.

« Dans un premier compte que nous avons déjà rendu du « travail de M. Petit-Radel, dit le rapporteur, nous insinuâ- « mes, en applaudissant à ses efforts , qu’il fallait encore attendre, avant de prononcer sur le mérite de ce travail, « qu’il eût passé par les épreuves de la critique , non de cette « critique qui s’exerce seulement dans l’ombre du cabinet, « mais de celle qui ne peut s’acquérir que par l’examen « même des monuments antiques, vus sur les lieux, et qui « n’appartient qu’à des voyageurs instruits : M. Petit-Radel « a senti la sagesse de cette décision. Animé d’un nouveau « courage, il ne s’est donné aucun repos qu’il ne se soit pro- « curé les moyens de vous fournir le genre de preuves que « vous lui avez demandé par notre organe. »

Le rapporteur termine ainsi :

« Quant à ce qui concerne le fond de son nouveau mé- « moire dont nous avons à vous rendre compte, vos com- « missaires jugent que M. Petit-Radel a, en effet, ajouté un « grand poids à chacune des preuves qu’il n’avait qu’ébau- « chées , ou seulement indiquées dans le précédent. Us pen- « sent que. si les développements qui lui restent encore à «i nous donner, pour mettre le complément à son travail , «achèvent d’entraîner les suffrages des savants, et de leur « faire adopter sa théorie comme une vérité démontrée, il « lui sera permis de se flatter d’avoir fait en histoire une « découverte véritablement digne d’occuper une place dans « le tableau des progrès des sciences humaines. »

SUR M. PETIT-RADFL

\xi

III. Notice sur les aqueducs des anciens, et sur la dérivation du canal de l’Ourcq. 1 volume in-8°; Paris, i8o3.

Cet ouvrage, qui avait été présenté à l’Institut national en 1802, fut renvoyé à l’examen de la même commission qui avait examiné le précédent. MM. David-Leroy, Mongez et Ameilhon firent, à la séance du 2 décembre 1802, un rapport qui prouve que l’auteur était remonté aux causes qui avaient fait faire aux anciens tant de magnifiques aqueducs, et en cela il rentrait dans les principes de sa théorie pélagisque. Ce rapport se termine ainsi :

« M. Petit-Radel, après avoir fait connaître, dans son ou- « vrage sur les monuments pélasgiques, et dans sa théorie «historique des volcans éteints, quelques points d’histoire « sur lesquels personne avant lui ne s’était encore exercé, a «voulu, dans ce nouveau mémoire, traiter un autre point « d’histoire, qui se liait naturellement à une entreprise sur « laquelle tous les citoyens ont maintenant les regards fixés. « Vos commissaires ont lu ce nouveau mémoire avec le « même intérêt que les précédents du même auteur. Ils y « ont vu avec plaisir que M. Petit-Radel y soutient l’idée «avantageuse qu’ils vous ont déjà donnée de son savoir et « de ses talents. »

IV. Fastes militaires de Napoléon en inscriptions latines et françaises. Petit in-folio; Paris, Didot, 180/1.

Les quinze premières pages de ce livre contiennent une notice sur les inscriptions, et sur l’événement qui fit naître l’idée de ces Fastes; les cinquante-trois pages suivantes contiennent les Fastes eux-mêmes; et les huit dernières pages sont consacrées à des notes explicatives. Nous avons parlé

NOTICE

de cet ouvrage dans la vie de l’auteur; nous renvoyons le lecteur à ce que nous avons déjà dit, ajoutant seulement que les hauts faits du héros qui venait de parcourir l’Italie comme les anciens triomphateurs, et qui alors faisait l’admiration universelle , s’y trouvent célébrés avec grandeur et simplicité dans les incriptions latines du docte antiquaire.

V. Les monuments antiques du Musée Napoléon, dessinés et gravés par Thomas Piroli, avec une explication parM. Louis , Petit-Radel ; publiés par P iranesi frères. 4 vol. in-4°; Paris,

Les savantes explications qui accompagnent chaque gravure de ce recueil sont tirées des auteurs de l’antiquité classique; les textes grecs et latins cités sont expliqués par les monuments , qu’ils expliquent à leur tour.

En annonçant au public que M. Petit-Radel se chargeait de ce travail, dont M. "Visconti gardait la direction, les frères Piranesi disaient dans leur avis préliminaire :

« Nous espérons qu’on ne verra pas sans un nouvel intérêt « un nom connu dans les lettres et les arts s’associer, pour « la perfection de ce travail, à celui de M. Visconti, qui en « a la direction. Des travaux d’une érudition analogue ont « établi les anciens rapports de cette estime mutuelle et de « cette déférence due à la célébrité, qui promettent de réunir « dans ce travail l’accord de l’expérience et de l’esprit d’ob- « servation. »

Le Moniteur universel, annonçant cet ouvrage dans son numéro du 2 5 juillet r8o5, s’exprime en ces termes :

« Des explications succinctes et sans déclamations accom- « pagnent ces planches; elles sont écrites d’une manière « élégante et pure, qui réunit l’instruction à l’agrément , par « M. Petit-Radel, l’un des conservateurs de la bibliothèque

SUR M. PETIT -RADEL

« Mazarine. Cet homme de lettres a rédigé ses articles sur « un choix d’observations qui suppose beaucoup de critique « dans l’érudition et beaucoup de connaissances dans les « arts. »

VI. Article de critique archéologique sur l’ouvrage du docteur Chandler intitulé : Voyages dans l’Asie Mineure et en Grèce, exécutés aux dépens de la Société des dilettanti, dans les années 1764, 1765 et 1766.

Dans cet écrit, divisé en deux parties, dont l’une se trouve dans le numéro du 17 avril 1806 du Moniteur universel, et l’autre dans le numéro du 5 juin suivant du même journal , l’auteur développe les principes de sa théorie historique sur les Pélasges au moyen des découvertes mêmes du voyageur anglais , qu’il fait tourner au témoignage de la vérité de cette théorie.

Page 1