DEUXIEME PARTIE
Cii ce, que M. l’adjudant du génie Grongnet dessine. Ces deux ingénieurs ne s’occupèrent de cet objet, en 1811, que pour juger de l’emplacement de deux batteries de canon et de quelques postes militaires. Les plans que M. Grongnet leva et dessina quelque temps après, à la demande de M. le marquis de Fortia d’Urban, pour éclaircir la théorie pélasgique, sont plus détaillés et plus appropriés à ce but.
M. le marquis de Pina , voyageur français, visite Fundi et observe que l’intérieur des anciens murs de cette ville était brut.
M. Grasset de Saint-Sauveur, ancien consul français, publie son Voyage aux îles Baléares, etc., où il fait une nouvelle description d’un monument cyclopéen de file de Minorque déjà décrit et dessiné, en 1807, par M. Armstrong.
L’abbé Capmartin de Chaupy, antiquaire italien, dans son ouvrage sur la maison de campagne d’Horace, dit avoir découvert l’antique ville de Cures, en Italie; la construction en est pélasgique. Cet antiquaire a vu quatre phallus aux quatre angles des murs de cette ancienne ville ; or, selon Hérodote et Pausanias , ce signe était la représentation du dieu Pan chez les Pélasges, originaires d’Arcadie.
M. Mazois, architecte français, remarque et dessine les trois constructions différentes qui correspondent aux trois peuples successivement fondateurs de la ville de Pompei. La construction cyelopéenne 11e s’y trouve pas. Ces trois peuples sont, suivant l’ordre qu’ils tiennent dans un passage de Strabon , les Osques, ensuite
les Étrusques, puis les Samnites, vaincus eux-mêmes par les Romains. En dessinant la partie des murs de Pompeï, qui fut déterrée pendant son séjour à Naples, cet architecte a fourni les moyens de résoudre plusieurs points de critique qui découlent de ce texte de Strabon.
M. de Prony, de l’Institut de France, parcourant l’Italie, visite et reconnaît la plupart des monuments cyclopéens ; il monte au sommet du mont Circé et y retrouve toutes les ruines dans l’état où je les avais vues en 1 792.
M. Raoul-Rochette , de l’Institut de France , dans une lettre datée du 3o juillet 1812 , m’expose son opinion sur l’origine des premiers colons de la Sardaigne et il est amené à conclure , conformément à mes idées, que ces colons sont des Pélasges partis d’Arcadie. Il publia, eni8i5, son Histoire critique de l’établissement des colonies grecques, écrite pour le concours proposé par la classe d’histoire et de littérature ancienne de l’Institut sur cette question : « Rechercher tout ce que « les auteurs anciens peuvent nous apprendre sur l’his- «toire de l’établissement des colonies grecques, tant de «celles qui, sorties de quelques villes de la Grèce, se « sont fixées dans le même pays, que de celles qui se sont « établies dans d’autres contrées ; indiquer l’époque et les « circonstances des établissements de ces colonies ; faire « connaître celles qui ont été renouvelées ou augmen- «tées par de secondes émigrations, celles qui ont été « fournies par différentes villes, soit à la même époque,