‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 53 sur 214 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

« soit clans des temps postérieurs , et enfin les colonies « des colonies. » L’auteur, dans la composition de son ouvrage, part de ce point, qu’il considère les Pélasges comme le peuple le plus anciennement et le plus universellement cité dans les origines de la Grèce ; et il reconnaît en eux la trace des Grecs primitifs, les mêmes que les Hellènes. Dans cet ouvrage , que l’Institut couronna en 1 8 1 5 , notre savant confrère suit en tout et développe les principes que je posai dès la lecture de mon premier mémoire à l’Institut. En 1820, M. Raoul- Rochette rédigea son mémoire intitulé : Quelques éclair cissements sur V époque de l’émigration d’OEnotrus, que, du consentement de cet académicien , j’ai mis à la suite de mon examen analytique.

L’Académie d’archéologie de Rome continuant de s’occuper de ces questions, M. Dodwell y lit un mémoire pour rétablir quelques points relatifs aux monuments cyclopéens, et pour communiquer les rapports qu’il a découverts entre les monuments existants en Italie et ceux de la Grèce.

M. le marquis de Fortia d’Urban , mon ami et mon confrère à l’Institut, publie à Rome, en 181 3, un Discours sur les monuments cyclopéens , appelés par lui Saturniens. Ce discours est accompagné de deux planches. L’auteur rend compte, à l’Académie d’archéologie de Rome, de ses opinions sur les constructions pélasgiques; il passe en revue avec brièveté, mais avec exactitude, les principaux passages des anciens auteurs qui

font mention des Pélasges et de leurs constructions. En reconnaissant que j’ai le premier ouvert la carrière à cette théorie historique , il me félicite d’avoir abandonné les Cyclopes et de m’être arrêté et fixé aux Pélasges. Je n’ai jamais considéré le nom de Cyclopes que comme la dénomination poétique des hommes que fliistoire désigne par celle de Pélasges, et je reconnais de plus avec l’auteur que , selon toute probabilité , ils vinrent des côtes phéniciennes, ainsi que je l’ai démontré dans l’exposition précédente, et comme le prouvent plusieurs textes des auteurs classiques cités dans les explications qui terminent cette notice. Du reste, à quelques légères différences près, les opinions de mon honorable confrère sont conformes aux miennes. M. de Fortia ayant fait lever, en cette année 1 8 1 3 , le plan du mont Circé, a bien voulu m’en communiquer, quelques années après, la carte manuscrite, et il a porté l’obligeance jusqu’à la faire graver pour moi, afin de rendre plus faciles les nouvelles recherches qu’on pourra faire sur ce promontoire célèbre. Il m’a aussi prêté les dessins détaillés que M. Grongnet fit pour lui, des divers monuments du mont Circé, ainsi que ceux de file de Malte , lesquels , exécutés en relief, font partie de la collection pélasgique.

M. Georges Giongnet, ingénieur français et membre ordinaire de l’Institut archéologique de Rome, rapporte qu’étant allé à la chasse avec M. Agretti, il découvrit les murs cyclopéens volcaniques situés environ à 8oo pas ouest de Frascati. Il lut, eni 8 1 î , à f Académie dont il était membre, un Discours historique et critique sur

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