‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 55 sur 214 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Lord Spencer-Stanhope , voyageur anglais, membre correspondant de l’Académie des inscriptions et belleslettres, communique à cette académie les dessins du Voyage en Grèce qu’il a publié, et, entre autres, les plans et les élévations des ruines d’Éleuthère, d’Èlatée, de Platée, de Thoricum et de Cranea.

M. Herbert Marsh, antiquaire anglais, publie à Cambridge son ouvrage intitulé : Horœ pelasgicœ.

M. Niebuhr, dans son Histoire romaine1 dit : «J’ap- « prends que l’on trouve, en Sardaigne, des murs cyclo « péens d’un genre particulier qui, vraisemblablement « ne peuvent pas plus être attribués aux Carthaginois «qu’aux Mai . » Et ailleurs2 il ajoute: «L’opinion qui « attribue aux géants les murs des villes cyclopéennes « construites en roches immenses et anguleuses , de- « puis Préneste et Ardea jusqu’à Alba , dans le pays des « Marses , l’opinion qui leur attribue aussi la construc- « tion des murs tout à fait semblables de Tirynthe, n’est «absolument que la manifestation d’une raison simple « et non prévenue. »

M. le baron de Sc.hlegel, littérateur allemand, dans les Annales littéraires d’Heidelberg3, fonde plusieurs

1 Traduction de M. de Golbéry, pag. q4i.

2 Ibid. pag. a 44.

94 MONUMENTS GYCLOPÉENS.

de ses raisonnements sur les principes de ma théorie, quoique sans la citer, ni me nommer, pour faire la cri tique des opinions émises par M. Niebuhr dans son Histoire romaine. Il agit de même dans les Annales encyclopédiques rédigées par M. Millin h

M. Pouqueville, consul français à Janina, membre correspondant de l’Académie des inscriptions et belleslettres, fait connaître le résultat de ses recherches. Afin de l’engager à les diriger sous le point de vue le plus spécial et le plus utile à l’objet de la théorie pélasgique, je lui avais adressé, en 1807, les gravures des monuments qui avaient été précédemment dessinés dans la Sabine pour satisfaire aux questions proposées par l’Institut. J’y avais joint la brochure des Eclaircissements, que j’accompagnai de notes particulières pour l’avertir de ne pas s’arrêter sur les débris d’architecture ornée, dans ses recherches de l’hiéron de Dodone, comme avaient fait infructueusement les voyageurs qui l’avaient précédé. Je lui conseillai de ne pas perdre de vue que, les hiérons et les oracles de la Sabine ayant été construits à l’instar de celui de Dodone, on devait nécessairement retrouver sur son territoire des vestiges de constructions semblables à celles de la Sabine et bâties sur les mêmes plans. En adoptant ces points de critique, M. Pouqueville a retrouvé, â Ivardikaki, les seuls monuments de tout le territoire propres à témoigner l’existence des anciens édifices où toutes les colonies pélasgiques allaient consulter l’oracle.

Ce savant voyageur, à qui j’avais recommandé sur-

1 Pag. 1 4.7 de l’année 1817.

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