‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 57 sur 214 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

ouvrage intitulé : Caramanie, ou courte description de la côte méridionale de l’Asie Mineure et des restes d’antiquités qui s’y trouvent. Il y fait connaître le premier l’existence de villes cyclopéennes sur cette côte, célèbre par les anciennes colonies de Xanthus, fds de Triopas, roi d’Argos, et de Triptolème, premier fondateur de Tarse en Cilicie. M. Beaufort a observé, en ce pays, beaucoup de ruines antiques, entre autres celles d’une ville entourée de murs la plupart en construction cyclopéenne ; et, parmi ces ruines, il a remarqué beaucoup d’inscriptions grecques. Tous ces monuments sont dune importance d’autant plus grande, qu’ils sont limitrophes de la Lycie, occupée, dès l’an

I y42 avant 1ère vulgaire, par la colonie de Xanthus b

M. Dubois, artiste français, me communique ses observations sur les murs cyclopéens de Parium, dans l’Hellespont.

M. John Macdonald Kinneir, voyageur anglais, publie à Londres son Voyage en Asie Mineure, dans lequel il confirme la haute antiquité des monuments d’Amisus, observés longtemps auparavant par M. Fourcade.

II ajoute aussi des notes sur les murs de Cerasonte 2.

Don Juan Bamis y Ramis, Espagnol, membre de

l’Académie d’histoire de Mahon, public un ouvrage intitulé : Antiquités celtiques de Vile de Minorque, depuis les temps les plus reculés jusqu’au ive siècle de 1ère chré-

1 Voyez à ce sujet te Journal des Savants , mai 1819, pag. 70.

5 Journal des Savants, mai 1819, pag. 11 5.

MONUMENTS CYCLOPEENS.

tienne. « L’ile de Minorque, dit cet historien, présente «une grande quantité, de tours rondes, principalement « dans la partie méridionale. L’origine de ces édifices « doit remonter à la plus haute antiquité, si l’on en juge «d’après leur construction faite sans ciment, et seule- «ment au moyen de pierres extraordinaires, inégales et « mal taillées. Quelques-uns de ces édifices sont assez «hauts, et, dans l’état de ruine où ils se trouvent, leur « circonférence est de trois cents palmes ( soixante-six «mètres). Ils sont désignés dans le pays par le nom de « Talayots ou Atalayas.

«Outre ces édifices, dit encore le même antiquaire, «il en existe un dans cette île, qui est unique peut-être « dans toute l’antiquité ; il est fait en forme de nef, cons- «truit en pierres sèches et la plupart sans taille. On «n’y trouve aucune trace d’écriture ou d’hiéroglyphes, «ce qui peut faire conjecturer qu’il est, ainsi que les «autres, d’une époque antérieure à celle de Gadmus. »

Le père Juan Tartarullo , capucin, artiste de l’ile de Minorque, lève le plan et fait le dessin de l’édifice de la nef qu’on observe dans cette île , et dont il est question dans l’ouvrage de don Juan Ramis.

M. le chevalier de Gamba me fait part du souvenir qui lui est resté de la construction cyclopéenne par lui observée sous un mur de construction romaine , à Sagonte, aujourd’hui Murvicdro , en Espagne. Il me promet que, durant son prochain séjour en Crimée, il fera faire ou fera lui -même des recherches sur les

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