‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 66 sur 214 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

tement le détail de leurs observations sur les ruines de cette ville incontestablement pélasgique.

J’avais depuis longtemps signalé l’intérêt qu’il y aurait à visiter attentivement les côtes de la Syrie, pour bien étudier de quelle nature sont les restes antiques des villes dont les noms sont conservés dans le Pentateuquc , dans les autres livres de la Bible , ainsi que dans les plus anciens historiens grecs. La relation des deux voyageurs que je viens de nommer remplit mes désirs. Us ont découvert en Syrie les ruines d’une ville où se voient la même construction et la même disposition topographique que dans les plus anciennes acropoles de la Grèce et de l’Italie. De nouvelles recherches sur ces côtes si peu observées confirmeront de plus en plus l’identité des monuments de l’une et de l’autre contrée, et y montreront le point de départ des anciennes colonies pélasgiques.

A leur retour de Syrie et pendant le séjour qu’ils firent ù Smyrne, MM. de Cadalvène et de Breuvery ont monté au sommet du mont appelé Yamana ou de la Bonne mère, et en ont dessiné la vue. Ces deux voyageurs ont encore observé plusieurs villes antiques, entre autres Halicarnasse , dont les murs sont de construction hellénique.

M. Hittorf, architecte français, traduit de l’anglais les Antiquités inédites de l’Attique, ouvrage publié par la Société des dilettanti, dont il a été fait mention précédemment, à l’année 1 8 1 A.

MONUMENTS CYGLOPÉENS.

M. Schoell, savant écrivain français, dans son Histoire de la littérature grecque profane, depuis son origine jusqu’à la prise de Constantinople par les Turcs, dit 1 que M. Hirt , dont j’ai parlé ci-devant aux années 1 8o5 et 1 820, rédige un mémoire dans lequel il réunit les divers passages des auteurs qui prouvent que la tradition fait sortir du Péloponnèse tous les héros désignés sous le nom de Pélasges.

M. Poulain de Bossay, professeur d’histoire au collège Saint-Louis, à Paris, publie un Atlas de géographie historique , dans lequel sont marqués tous les lieux où il se trouve des monuments pélasgiques 2.

M. Feuillet, mon confrère à l’Institut, et bibliothécaire de la bibliothèque de ce même établissement , traduit en français le texte anglais du dernier ouvrage de M. Dodwell , dont il a été parlé à l’article de ce voyageur.

M. le chevalier de Bunsen, antiquaire allemand, secrétaire de l’Institut de correspondance archéologique de Rome , ayant renouvelé contre la théorie pélasgique quelques-unes des objections faites plusieurs années auparavant par M. Sickler, je lui réponds en deux lettres adressées à M. le duc de Luynes, et insérées au Bulletin de cet institut 3.

1 Tom. I , pag. 7.

2 Paris, in-4°; i832 et i833.

3 Tom. VI, pag. 35o-367-

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