‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 75 sur 214 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

gnèrent sur les célèbres Tyrrhéniens établis clans les retraites de leurs îles sacrées \

Le poète n’entendrait-il pas ici, par ces îles sacrées, les établissements des anciens habitants du Latium dispersés et isolés au milieu des forêts?

M. Grongnet, se trouvant à Malte en juin 1 833, m’écrivit pour me donner quelques détails sur les diverses observations par lui faites au mont Circé. D’après cet ingénieur, les fondements encore existants du temple de la déesse seraient plus anciens que les colonies pélasgiques; il les croit antédiluviens, et, comme le déluge n’avait pu les ébranler, la colonie conduite par Circé s’en serait sei'vie pour asseoir l’enceinte de l’hiéron. Cette opinion ne peut être appuyée par le témoignage d’aucun auteur, tandis qu’en attribuant ces constructions aux colonies pélasgiques nous avons en notre faveur les textes formels des anciens poètes, des historiens, des géographes, etc.

Selon le même M. Grongnet, la citadelle de Circé avait deux cents mètres d étendue, et le temple, construit sur le plateau, cinquante mètres.

On voit, sur ce plateau, l’entrée d’un souterrain que le temps a bouchée-, en avant de cette entrée, à droite près du mur, il y avait une ouverture qui semble avoir dû communiquer avec ce souterrain. A l’une des extrémités du modèle, se trouve la bouche d’un puits à peu près comblé à présent, que M. Grongnet dit s’appeler p ails ou citerne du crapaud, idolâtré.

1 Théofj . v . 1011.

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