‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 76 sur 214 · PORTE DE L’HIÉRON DE CIRCÉ · texte numérisé non relu

PORTE DE L’HIÉRON DE CIRCÉ

Exécuté, comme le précédent modèle, d’après les dessins de M. Grongnet Limen loci sacri '.

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Les habitations de Circé étaient construites en pierres polies, sur un tertre élevé1 2.

Proxima Circæœ racluntar litora terne ,

Dives inaccessos ubi Solis filia lucos Assiduo resonat cantu , tectisque superlis Urit odoratam nocturna in lamina cedrum,

Arguto tenues percurrens pectine telas.

Hinc exaudiri gemitus irœque leonum Vincla recusantum, et sera sul nocte rudentum, Setigerique sues, atque in præsepibus ursi Sœvire, ac formæ magnorum ululare luporum :

Quos hominum exfacie Dea sœva potentibus herbis Induerat Circe in vultus ac terga fer arum.

Déjà la flotte touche aux rivages de ce fameux séjour, où la fdle du Soleil, l’opulente Circé, fait sans cesse résonner de ses chants des forêts inaccessibles, et où, la nuit, retirée sous les toits superbes d’un palais que le cèdre odorant éclaire de sa flamme, sa main promène la navette bruyante entre les fils d’une trame légère. Sur ces côtes, on entend rugir dans les ténèbres des lions pleins de rage, rongeant les fers qui les pressent. Là, grondent

1 Comme Varron nous le dit [Lang. lat. liv. VI) : Omne templum clebel circumseptum esse, nec plus quam unum introitum habere. «Quelle que soit «l’étendue de la circonférence d’un temple, il n’a jamais qu’une seule « entrée. »

2 Homère, Odyss. liv. X, v. 210.

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