TROISIEME PARTIE
dans leurs prisons des ours effrayants , des sangliers au poil hérissé; des loups énormes remplissent les airs de leurs longs hurlements. Hommes autrefois, la déesse cruelle, par le charme puissant de ses enchantements, les dépouilla de leurs formes pour les revêtir de celles de ces monstres féroces *.
En arrivant au mont Circé, on rencontre d’abord un angle de mur cyclopéen à San Felice, du côté de la mer-, ensuite les fondations du mur près de la porte d’entrée-, puis une enceinte au-dessus du village, et enfin , au sommet du mont , l’hiéron de Circé , tout en construction cyelopéenne. Cluvier dit avoir vu ces monuments. Sur le bord de la mer, il y a une enceinte en pierres carrées, mais non taillées à l’équerre.
Sur la pierre qui surmonte la porte de notre modèle, on lit :
THEORIÆ
MONVMENTVM • HOC PRIMORDIALE NACTVS ■ SVM AD • MONTEM • CIRCÆVM ANNO • MDCCXCII
J’ai rencontré ce premier monument, sur lequel est fondée ma théorie, au mont Circé, ën 1792.
Ce modèle et les deux suivants sont des parties qui se rapportent au précédent et qui ne font qu’un avec lui.
Le dessin de ce modèle se voit à l’angle inférieur et à gauche de la carte du mont Circé dressée par M. Grongnet , laquelle fait partie de la collection pélasgique.
1 Virgile, Énèid. liv.VII.v. 10
ÎO.
MONUMENTS GYCLOPÉENS