‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 98 sur 214 · TROISIÈME PARTIE. 1G · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE. 1G

Pana cleum pecoris veteres coluisse feruntur Arcades, Arcadiis plurimus ille jugis.

On rapporte que les anciens Arcadiens vénérèrent Pan, dieu des troupeaux, qui avait beaucoup d’autels sur le sommet des montagnes arcadiennes *.

Denys d’Halicarnasse dit, en parlant de l’origine de ce culte dans l’Italie : Ùs Sè T ouëspcov Aï'kios, Sstvos otvrjp xoà 7rspi Trjv auvayotyrjv rrjs icnopicts é7up.ùcn? ypctCpet , itpoeiSô- T£s ol tov Noju/Tfiapos Bv&ovtois toi A vxouot tous vectviaxovs T ù Wav) , t rjv ApxaSixrjv, ùs EüavSpcs xctTeaTrivciTO , x. T. A. « Ælius Tubéron, homme habile et historien exact, race conte que les pasteurs de Numitor avaient choisi, pour «tendre leurs pièges, le temps où les jeunes gens de- « vaient célébrer les lupercales de Pan , culte d’origine « arcadienne , et importé en Italie par Evandre 1 2. »

Pline le naturaliste 3, après avoir parlé des peintres les plus célèbres, ajoute, au nombre de ceux qui peuvent leur être comparés , Antiphile -, il cite parmi ses ouvrages un satyre du genre de ceux que les Grecs surnommaient A-nocrxoTitvovTai , c’est-à-dire qui inspecte, tenant une main élevée au-dessus des yeux.

Macrobe dit 4 : Pan ipse, quem vocant Imumi, sub hoc habita quo cernitur, Soient se esse prudentioribus permittit intellnji. Hune deum Arcades colunt appelantes tov Trjs u~Xris xvpiov, non silaaram dominum, sed universæ substantiœ materialis dominatorem siqnificari volentes. Cujus materiæ vis

1 Ovide, Fastes, liv. II, v. 27 1 .

2 Antiq. rom. liv. I, pag. 5i.

J Ilist. nat. liv. XXXV, cbap. xl.

4 Saturnales, liv. I, cbap. xxii.

universorum corporum, seu ilia divina seu terrena sint, componit essentiam. Ergo Inui cornua barbœcpie prolixa demissio nataram lucis ostendant, <pia Sol et ambitam cœli superioris illuminât et inferiora collustrat. «Pan, que l’on appelle «aussi Inuus, à cause de la manière dont il est repré- « senté, n’est autre chose, pour les hommes intelligents, « que le soleil. C’est le dieu que les Arcadiens honorent, « l’appelant iov iris vkns xvpiov, c’est-à-dire le maître de « la matière, voulant démontrer par là qu’il est le sei- «gneur, non-seulement des forêts, mais de toute la « substance matérielle de laquelle sont formés tous les «corps, soit dans le ciel, soit sur la terre. De là, on «donne à Inuus des cornes et une barbe épaisse, pour « montrer la nature de la lumière par laquelle le soleil « éclaire et la voûte du ciel et tout ce qu’elle domine. » Selon Pausanias1, il y avait, dès les temps les plus reculés, un hiéron de Pan au sommet de la montagne sur laquelle était bâtie la ville de Péréthéis, en Arcadie; un feu perpétuel y brûlait, et il s’y rendait des oracles, dont la nymphe Ei'ato, femme d’ Areas, était l’interprète. Tlapà ioviw iS> Ilaîù itvp ovtcois âizo(7&svvvp.£vov xai'eiai. Asysiat Se, ùs rà ’èii Ttahauôiepai. koll piavievono oùtos o &sos , Trpotyrjiiv Sè Epaiai vvp. (pur ctviw yevécrOou lavitiv, rj A pxaSt i£> EcCKhicriovs cr uvwKïiae.

Liv. VIII, chap. xxxvn.

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