E XVE LO P PE
L'enveloppe est iormée de deux valves accolées, comme Creplix l a observé le premier. Cette disposition doit, je crois, être considérée comme absolument générale. Chez la plupart des Glugéidces elle est, il est vrai, fort difficile h vérifier et je n'ai pu le faire directement ; mais, d’une part, l'existence fréquente sur les spores de ces espèces d’une ligne longitudinale brillante (PL ix, fig. 141. a) rappelant l’aspect de la suture des autres formes, et d’un autre côté, l’existence de deux valves que j'ai pu constater de la façon la plus nette chez la Thelohnnia ('Hardi , me semblent des arguments suffisants pour que l’on puisse admettre la généralité de ce caractère chez toutes les Mvxosporidies sans exception.
Les valves dont la forme est, comme nous le verrons, sujette à des variations considérables, sont unies par une suture au niveau de laquelle elles présentent le plus souvent une sorte do rebord formé par le renversement de leur partie marginale (PL ix, fig. H3, s). Ce rebord suturai peut être plus ou moins développé : à peine marqué chez les Glugéidées où il semble y avoir seulement
P. THÉLOHAN.
un léger épaississement du bord libre (Th. Giardi), il atteint sa plus grande largeur chez les Sphœrospora, certains Myxidiutn, les Myxosoma et surtout les Myxobolus (PI. jx, fig. 96, 97, 112, 113, s). 11 est presque toujours uni : Myxobolus ellipsoïdes , M. pirifonnis, Henneguya , etc. (fig. 112, 116, etc). Dans quelques Myxobolus , il présente au contraire des espèces de gaufrures qui se continuent un peu sur la face des valves. Ce caractère, constant chez le M. Mülleri (PL îx, fig. 96), ne se montre qu’accidentellement chez le M. ellipsoïdes , etc.
La séparation des valves peut s’obtenir à laide de différents procédés. Creplin l’avait observée surdes spores qui avaient séjourné longtemps dans l’eau ; on l’obtient également par l’action de certains réactifs : potasse, soude, acides sulfurique, nitrique, etc. (Balbiani, Bütschli). Elle a lieu également pour chaque espèce sous l’influence des sucs digestifs de ses hôtes habituels. Pour la Th. Giardi , je n*ai pu observer la déhiscence que sur des spores qui avaient été absorbées par des Caridines. C’est là, comme nous le verrons, la cause déterminante normale de l’ouverture des spores.
La suture est toujours comprise dans un seul plan que l’on peut désigner sous le nom de plansutwnl; il divise généralement l’enveloppe en deux moitiés égales et symétriques qui ne sont autres que les valves.