‹ Recherches sur les origines de l'ÉgypteChapitre 3 sur 87 · PREFACE III · texte numérisé non relu

PREFACE III

en Egypte d'une civilisation néolithique très développée.

Aujourd'hui que cette question est entrée dans une phase nouvelle, que les localités préhistoriques sont signalées par centaines, qu'il n'existe plus aucun doute sur Tépoque des instruments de pierre, je ne puis m'expliquer comment il se fait que cette découverte ne se soit pas produite beaucoup plus tôt, comment les tombes royales des premières dynasties, dont les tells étaient si apparents, n'aient pas attiré l'attention et soient demeurées si longtemps dans l'oubli. Il faut que l'examen du sol ait été bien superficiel et que Tétude des textes ait rendu aveugles les visiteurs du pays des Pharaons.

Un égyptologue de mes amis ma quelque peu accusé de manquer d'égards envers l'égyptologie linguistique, la seule science qui, pour beaucoup d'égyptologues , puisse nous éclairer sur toutes les questions relatives à la civilisation dans la vallée du Nil. Certes, je suis très loin de mépriser ces connaissances; et si, parfois, j'ai été dur pour les linguistes, c'est qu'ils sont trop souvent d'un exclusivisme fort préjudiciable à Tavancement de nos découvertes ; que, sans étudier les conditions naturelles dans lesquelles vivaient les Égyptiens, ils veulent tirer des textes seuls les explications que la nature leur fournit d'une manière si libérale.

Nombre d'égyptologues oublient volontiers que leur rôle d'interprètes est souvent faussé par leur ignorance parfois absolue des choses dont parlent les inscriptions qu'ils traduisent.

Heureusement, cette tendance d'esprit n'est pas générale chez les égyptologues et plusieurs de ces savants linguistes sont, en même temps, des hommes fort instruits des faits de l'histoire naturelle, de l'ethnographie et de toutes les connaissances qui permettent d'interpréter fidèlement la

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