‹ Recherches sur les origines de l'ÉgypteChapitre 4 sur 87 · IV PRÉFACE · texte numérisé non relu

IV PRÉFACE

pensée des scribes de l'antiquité. Ceux-là rendent de réels services à la science et, peu à peu, font disparaître les erreurs dans lesquelles les égyptologues uniquement linguistes nous avaient fait tomber.

Lors de mon arrivée en Egypte (1892), je ne m'étais instruit des questions archéologiques relatives à ce pays que dans les livres, et, supposant que les observations avaient été faites avec toute Tattention nécessaire, je m'en rapportais aux dires des auteurs. Ce n'est que progressivement que j'ai entrevu les inexactitudes et, malheureusement aussi, la manière si légère dont certains travaux ont été menés. J'ai graduellement modifié mon opinion sur bien des points et je ne crains pas dé citer mes propres termes de 1895; ils montrent avec quel esprit d'impartialité j'ai jugé des questions préhistoriques dans la vallée du Nil.

C'est pénétré de cette pensée que j'ai écrit mon livre. Recherches sur les origines de V Egypte^ Vâge de la pierre et les métaux, (Paris, 1896, E. Leroux.)

La publication n'en était pas achevée depuis deux mois que je recevais un grand nombre de lettres de savants appartenant à toutes les nationalités, me donnant l'opinion des spécialistes sur l'intéressante question des débuts de l'histoire égyptienne, critiquant certains passages ou demandant de nouveaux éclaircissements. Les naturalistes, les anthropologistes, les phréhistoriciens acceptèrent presque tous, sans restrictions, mes conclusions. L'un d'eux me fit observer, cependant, qu'en ce qui concerne Tépoque quaternaire je ne fournissais pas de preuve absolue en faveur de la haute antiquité des instruments de type chelléen, que je n'avais jamais rencontré les coups-de-poing chelléens dans des couches dont l'époque fût déterminée d'une façon

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