‹ Recherches sur les origines de l'ÉgypteChapitre 38 sur 87 · Pepi II, 1. 926. Pepi I, 1. 195. Ra-mer-en · texte numérisé non relu

Pepi II, 1. 926. Pepi I, 1. 195. Ra-mer-en

DANS LA NECROPOLE DE NEGADAH 211

Tépîne dorsale du dieu. A Busiris * on attachait à cette fête, qui se célébrait le 30 choïak*, la plus grande importance, et dans toute rÉgypte elle était considérée comme un des épisodes principaux de la résurrection du dieu.

En remettant ensemble les différentes parties du corps, on donnait en général au squelette la position embryonnaire plus ou moins correcte ', en croyant probablement que, de môme que celte position est celle du fœtus humain qui va naître, c'était aussi la meilleure pour le corps qui allait renaître à une vie nouvelle. C'est pourquoi cette posture a persisté jusqu'à une assez basse époque pour symboliser la résurrection*.

Le fait qu'on dépeçait les cadavres explique suffisament le désordre qui règne parmi les ossements dans beaucoup de tombeaux, mais non la défectuosité d'un grand nombre de squelettes. M. Pétrie a cru devoir tirer de ce fait la conclusion que les hommes de celte époque étaient des anthropophages qui découpaient le cadavre et le mangeaient en partie. Comme preuve de cette hypothèse, il cite le fait qu'on retrouve parfois les os brisés et portant des marques qui proviendraient des dents des anthropophages^; cependant en examinant les conditions dans lesquelles ont été faites ces trouvailles, cette hypothèse ne paraît pas résoudre le problème. Même si Ton avait réellement dévoré de la chair humaine, rien n'aurait empêché les survivants de jeter dans la tombe tous les os rongés sans en perdre une partie plus ou moins grande. Je croirais donc plutôt à une cause toute différente, et serais tenté de rapprocher ce fait d'une coutume répandue un peu partout parmi les peuples plus ou moins primitifs, le soi-disant ensevelissement secondaire.

On aurait donc enterré le défunt, immédiatement après sa mort,

1. Telu désigne dans ces textes Busiris et non Mendcs (v. Aeg. Zeilschrift, 1880,

2. Mariette, Denderah^W, 36,38; Mémoires de la mission du Caire^ly 121 ; Erman,

Aegvpten, p. 878. Voyez pour Taniulette Tet qui donnait au mort la stabilité et en même temps la vie éternelle, le Livre des Morts, eh. clv et Wiedemann, Religion of the Ancient Égj-piians, p. 289.

3. V. plus haut, et pour l'époque de la IV« dyn., Pétrie, «Werfam, p. 20.

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