V. p. ex. la vignette du Livre des Morts, ch. cxxv
5. Diodore,!, i4, prétend qu'Osiris aurait aboli Tancicnne coutume de manger de la chair humaine, mais l'ensemble dans lequel se trouve ce renseignement rend bien douteuse son origine égyptienne et semble prouver qu'il proviendrait plutôt d'un ordre d'idées grecques.
dans sa demeure ou tout auprès, c'est-à-dire dans les terrains cultivés ; le corps une fois pourri, on aurait retiré les ossements pour les nettoyer — opération qui expliquerait les marques de grattage sur les os — les transporter à la nécropole et les déposer dans le tombeau définitif. En n'exposant le mort à le décomposition que pendant peu de temps, les os devaient tenir encore plus ou moins ensemble et se trouver à peu près au complet; dans un tel cas on pouvait aisément reconstruire le corps du mort avec ses os.
Une grande partie des squelettes de la nécropole sud de Négadah et des cimetières contemporains, qui ont la position de Tembryon, ne paraissent pas avoir subi une décomposition préliminaire, mais semblent bien avoir été ensevelis directement dans leur tombe actuelle. Ce sont les tombeaux « autochtones » qui coïncident de la sorte avec le dernier résultat des essais pour reconstituer la forme du corps décomposé. Je ne puis m'empêcher de penser que cette manière d'enterrer exerça son influence sur celle qui consistait à dépecer les cadavres, et que c'est d'elle que prit naissance la coutume postérieure d'enterrer le mort tout entier et finalement de le momifier.
Lorsque la décomposition était plus avancée, il était à peu près impossible de retrouver tous les os et de les transporter en bon ordre. Cet ensevelissement préliminaire explique pourquoi on ne trouve dans toutes ces tombes aucune trace de putréfaction, et aucun reste de chair et de peau, choses qui n'auraient pu disparaître complètement dans le sol aride du désert, où se trouvent ces nécropoles. La supposition d'un double ensevelissement n'a en soi-même rien d'invraisemblable pour l'Egypte, cet usage y ayant toujours été pratiqué. M. Quibell a retrouvé dans des ruines de maisons de l'époque dont nous nous occupons des squelettes d'enfants dans la position embryonnaire *. M. Pétrie a découvert sous le sol d'une série de maisons de la XIP dynastie à Kahun des boîtes contenant des corps d'enfants *, tandis que Tusage constant de ces époques était d'enterrer aussi les enfants dans les nécropoles*. Les adultes n'auraient sans doute pas eu leur première sépulture dans les maisons mêmes, la décomposition d*un grand cadavre ofi'rant trop d'inconvé-