Peine, Kahun^ p
3. Il n'y a donc, pour la manière d*enterrer, aucune différence entre les enfants et les adultes, comme cela était le cas chez beaucoup de peuples, par exemple les Romains de Tépoque impériale (Juvénal,XV, iSg, sq.).
nients pour les voisins. Un exemple de tombeau provisoire pour adultes se trouve représenté sur un bas-relief du Musée de Florence, datant de la fin de la XVIIl* dynastie, à peu près*, qui nous montre, près d'une maison, une chambre contenant trois sarcophages posés debout. Cet usage a survécu jusqu'aux basses époques, ce qui est prouvé par les données des auteurs classiques et par les découvertes de M. Pétrie à Hawara, qui démontrent en même temps qu'après un certain laps de temps on' se défaisait de ces cercueils en les transportant à la nécropole, où ils étaient enterrés définitivement*. Ce double ensevelissement des époques postérieures ne serait donc autre chose qu'une des coutumes de l'époque de Négadah, qui se serait conservée partiellement dans la vallée du Nil, à une époque où l'on avait l'habitude d'enterrer le mort directement dans la nécropole, sans le faire passer auparavant par un tombeau provisoire.
II. Les manières de traiter le mort, dont nous nous sommes occupés jusqu'à présent, ont ceci de commun, qu'elles cherchaient à conserver au moins une partie du cadavre. Elles se rapprochent par là de la coutume, plus tard générale, de le conserver en entier. Mais à côté de celles-ci, il existait encore à la même époque une autre coutume funéraire, dont le résultat était l'anéantissement complet du mort : tandis qu'on enterrait les restes des particuliers, on brûlait le corps du roi.
L'offrande se faisait généralement, en Egypte, en déposant les objets réels destinés au dieu ou au mort sur Tautel ou dansle tombeau. On s'imaginait que le dieu ou le mort viendrait en personne en prendre possession, ou que le double (ka) des objets accompagnerait le double du destinataire, de même que les objets eux-mêmes se trouvaient sur la terre auprès de lui, de sa statue ou de son cadavre. A côté de cette coutume, nous en trouvons plus rarement, il est vrai, une toute différente, qui consistait à brûler l'offrande. Dans ce cas, ridée du double est complètement abandonnée et une autre manière de voir a pris sa place : nous retrouvons ici la pensée qui existe chez une foule de peuples, que les objets brûlés entraient avec leur fumée dans l'autre monde et arrivaient ainsi dans la possession du mort,
1. Catalogue Schiaparclli, p. Si/j, n*» i588. Photographie Pétrie, n* i65 ; cf. Wiedemann, Proceedings Soc, Bibl, Arch,y XVII, p. i56.