Cf. Wiedemann, Uerodots zweites Buch^ p. 36o sq
qui les avait précédés. Cette opinion est déjà exprimée dans les textes des pyramides, où on lit, pour ne citer qu'un passage* : « Donnez du feu afin que le feu se lève (comme le soleil), mettez de Tencens sur le feu, afin que Tencens se lève. Ton odeur, ô encens, vi.nt chez Ounas(le roi mort) ».
L'offrande par combustion paraît avoir été exécutée dans les temples sur des autels de grandes dimensions qu'on érigeait dans une cour à ciel ouvert; on y entassait des dons destinés en premier lieu, semble-t-il, au dieu solaire. Plusieurs de ces autels se trouvent représentés dans les bas-reliefs de Tell-el-Amarna"; un autre, très grand, dédié par la reine Ramaka à Ra-Harmachis a été trouvé en place à Deir-el-Bahari '. Dans l'Egypte grecque, on érigeait des autels semblables sur les maisons, et cet usage revient chez les Arabes, qui les dédiaient à Helios*. D'autre part l'incinération était considérée comme une chose très nuisible à l'existence. Le défunt demande maintes fois, tant dans le Livre des Morts que dans d'autres compositions analogues, à ne pas tomber dans le feu des démons. L'Amtuat décrit dans la XI* heure, d'une manière détaillée, comment furent brûlés les ennemis du dieu solaire*. Les ennemis du roi sont punis par la combustion ^ Hérodote, III, 16, raconte l'impression terrible produite en Egypte par Faction de Cambyse faisant brûler la momie du roi Amasis, etc. Il est donc bien naturel de voir, de temps en temps, des voix s'élever pour demander l'abolition de la coutume de brûler les offrandes et il semble que le décret d'excommunication de Gebel Bankal, à l'époque de la domination éthiopienne, était dirigé contre une secte qui avait cette tendance-là". En tous cas, ces tentatives ne furent pas couronnées de succès; jusque vers la fin de l'existence de la religion égyptienne, on continuait à brûleries offrandes*. Ici, l'incinération