‹ Recherches sur les origines de l'ÉgypteChapitre 42 sur 87 · II. p · texte numérisé non relu

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5. Tombeau de Seli I, éd. Leféburc, II, pi. 23-23, cf. Maspero, Études de mythologie, II, 139.

6. P. ex. stèle poét. de Thoutmès III, 1. 9; cf. Livre des Morls, éd. Naville, XVII, 44, où l'œil solaire brûle les enuemis d'Osiris.

7. MaricUe, Afon. c/tV.,pl. 10. Traduction de Maspero, iîet^. archéol,, 1870,11, p. 329.

8. V. p. ex. la description du sacrifice du taureau dans Hérodote, II, 40.

n'avait pour but que d'envoyer Tobjet dans Tautre monde; dans d'autres cas, on croyait obtenir par ce moyen la renaissance d'un être mort. Cette croyance se trouve exprimée dans le mythe du Phénix, qu'on faisait renaître de la flamme où avait été brûlé l'ancien Phénix mort et devenu par là un Osiris*. Plus tard, on a combiné cette légende avec le phénomène du soleil montant au ciel des flammes de Taurore, flammes dans lesquelles avait été brûlé le soleil de la veille. Cependant Tidée primordiale était plutôt que Tâme du mort s'élevait au-dessus de son corps brûlé^ en un moi nouveauné. Une représentation fort curieuse sous ce rapport se trouve au papyrus 172 de la Bibliothèque Nationale à Paris. Ici, dans un texte qui date de l'époque thébaine, nous voyons la barque solaire s'élever au-dessus d'une momie sans tête*, à droite et à gauche de laquelle se trouvent deux bennous (Phénix), tandis que devant elle se tient un scarabée, symbole du soleil levant. La momie est debout au-dessus d'un lac de flammes qui nous rappelle la coutume de l'incinération; d'autres personnages jettent des flammes dans ce lac, au milieu duquel sont représentés huit hommes munis de pioches. A côté de ce lac rond, il s'en trouve un autre de forme quadrangulaire, orné de lignes rouges, et par conséquent contenant aussi du feu ; sur ses bords, des flammes s'élèvent et quatre cynocéphales sont assis. Ce dernier lac est bien connu, il forme la vignette du chapitre cxxvi du Livre des Morts; il est surprenant que le texte de ce chapitre, qui date au moins de l'époque thébaine, ne dise pas un mot du lac ; il contient seulement une prière aux quatre singes et dit à cette occasion qu'ils tranquillisent les dieux par le feu de leurs bouches. Le mort les prie de le secourir « parce que j'ai été coupé en morceaux sur la terre »'. En combinant ces mots et la représentation dont nous avons parlé plus haut, il semble que nous avons à voir ici un feu, dans lequel était brûlé un corps décapité et dont surgit alors l'âme du soleil nouveau-né qui est ici, comme ailleurs, le prototype de ce qui doit arriver à l'homme après sa mort *.

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