‹ Recherches sur les origines de l'ÉgypteChapitre 49 sur 87 · Koldewey, Zeitschrift fur Assyriologie, III, 4o3-43o · texte numérisé non relu

Koldewey, Zeitschrift fur Assyriologie, III, 4o3-43o

Yons passer sous silence une difTérence entre les deux nécropoles; en Babylonie, sauf peu d'exceptions, les vases sont fabriqués au tour, et le nombre des objets en pierre est très restreint, tandis que c'est justement le contraire qui a lieu en Egypte.

En terminant ce chapitre, je voudrais exprimer en peu de mots les conclusions principales auxquelles peut conduire Tétude des différents documents dont nous avons eu à parler. Le peuple que nous appelons maintenant peuple égyptien, provient du mélange d'une race autochtone* appartenant à la grande famille des peuples libyens, et d'une race d'envahisseurs ayant une affinité d'origine avec les Babyloniens, venant de l'Arabie et ayant réussi à pénétrer en Haute- Egypte. Les tombeaux du type de Négadah, Abydos, etc., montrent les deux races en contact et, en même temps, la prédominence croissante de la race des conquérants qui asservit les autochtones.

I. En parlant ici de races, je ne veux pas dire que chacune de ces populations formait une race bien définie dans le sens absolu du mot, mais seulement que les deux catégories sont bien séparées d'origine. D'après les indices anthropologiques étudiés par le D' Fouquet, les autochtones semblent avoir formé une race à peu de chose près uniforme, tandis que les envahisseurs montrent un grand mélange de races.

Page 1