‹ Recherches sur les origines de l'ÉgypteChapitre 50 sur 87 · GUSTAVE JÉQUIER · texte numérisé non relu

GUSTAVE JÉQUIER

Jusqu'à ces dernières années, nous manquions absolument de documents remontant aux origines mêmes de l'histoire de TÉgypte; les seuls renseignements que nous avions sur cette période étaient très postérieurs. Ils sont si connus, d'ailleurs, et ont été si souvent étudiés et commentés que je me bornerai ici à les rappeler.

Les documents égyptiens, tout d'abord, sont les plus précis, au moins en ce qui concerne les deux premières dynasties ; les listes royales d'Abydos, de Karnak, de Saqqarah, nous donnent des séries de cartouches des premiers rois d'Egypte; le papyrus de Turin y ajoute même le nombre des années de règne. D'autres documents, disséminés un peu partout, nous parlent des trois dynasties divines et nous permettent de reconstituer les trois énnéades, toute la série des dieux que les prêtres égyptiens donnaient comme prédécesseurs à leurs rois.

Quant aux documents grecs, dont la plupart nous sont conservés dans les fragments de Manéthon^ ils concordent à peu près avec les listes royales hiéroglyphiques. Les noms se retrouvent sous leur forme hellénisée, mais une part beaucoup plus grande est faile à la légende : les aventures fantastiques qui arrivent aux premiers rois d'Egypte tiennent uniquement de la fable.

En résumé, tous ces renseignements, qui étaient les seuls dont on pouvait se servir jusqu'ici, n'ont pas le caractère d'authenticité né-

cessaire pour établir Thistoire. Comme Ta fort bien dit M. Maspero*, les premières dynasties ont été très probablement forgées après coup par les historiens égyptiens. Le souvenir des commencements de la monarchie s'était perdu au cours des siècles; quelques noms des rois primitifs survivaient à peine à Toubli lors de Tépoque de Tapogée de la civilisation dans la vallée du Nil, et comme les ÉgyptieTis se considéraient comme autochthones, ils tenaient à établir les chaînons qui leur manquaient pour rattacher leur histoire à celle des dieux et par conséquent à la création du monde.

Nous pouvons cependant tirer de ces légendes quelques documents précieux sur les souvenirs qu'avaient laissés aux Egyptiens la conquête du pays et rétablissement de la monarchie. En effet, après toute la série des grands dieux héliopolitains, nous voyons apparaître la longue lutte entre Horus et Set. Ces guerres interminables qui sont devenues la propriété du mythe et de Thistoire religieuse, ont eu certainement pour point de départ l'invasion de TÉgypte par une peuplade orientale personnifiée par Horus, Tépervier, dieu du soleil levant, et la victoire de ce dernier sur Set, le dieu autochthone. Ce n'est pas ici le lieu de développer cette théorie ; je voudrais seulement rappeler encore à ce sujet la légende des masnili*^ ou forgerons d'Horus, qui représentent très probablement les introducteurs des métaux en Egypte. L'origine de ces légendes est bien certainement historique, et ce n'est sans doute que plus tard, lors du développement de la religion égj^ptienne, qui devait être à ce moment-là dans un état tout à fait embryonnaire, qu'on les introduisit dans le mythe osirien, en leur donnant pour héros Horus et Set.

Quant à l'origine de la constitution égyptienne', telle qu'elle a duré pendant de si longs siècles, à l'établissement de la monarchie entre les mains des chefs des conquérants, toutes les traditions se sont concentrées sur le seul nom du roi Menés, le fabuleux fondateur de Memphis. Ce souverain a-t-il jamais réellement existé ? C'est ce qu'il est difficile de dire pour le moment, tant que nous n'aurons pas de documents authentiques pouvant être attribués à son règne. Il

1. V. Maspero, Notes sur différents points de grammaire et d* histoire {Recueil de Travaux^ XVII, p. 56, 64 cl 121).

2. V. Maspero, Études de religion et d'archéologie égyptiennes, II, p. 3i3.

3. Je ne parle pas ici de la civilisation du pays, qui pour les Égyptiens d'époque postérieure, était attribuée à Osiris et à Isis, et par conséquent reculée encore bien au delà de Mènes.

personnifie pour nous, comme pour les Égyptiens d'autrefois, les débuts de la monarchie, Tunion sous un seul sceptre de toutes les provinces des bords du Nil, les premiers grands travaux, tels que la fondation de Memphis, toutes choses qui fort probablement n'ont pas été Tœuvre d'un seul homme, mais celle de plusieurs générations.

Tels étaient donc les documents que nous possédions, les seuls sur lesquels on pouvait se baser pour connaître les origines de l'Egypte, il y a peu de temps encore. Maintenant, les dernières fouilles d*Abydos sont venues apporter tout un contingent nouveau de documents sur cette époque encore inconnue. M. Amélineau y a découvert une série de tombeaux qu'il est fort intéressant de comparer à celui de Négadah; comme il n'a publiéjusqu'ici qu'un résumé très peu étendu de ses fouilles de 1895-9Ô*, il a bien voulu, sur la demande de M. de Morgan, me communiquer ses documents encore inédits et m'autoriser à en tirer parti, en attendant le compte rendu complet de ses fouilles, qu'il prépare. Je tiens à lui en exprimer ici toute ma reconnaissance.

La localité dans laquelle M. Amélineau a. fait ses importantes découvertes se trouve située dans le grand cirque que forme la chaîne libyque autour d'Abydos. Cet endroit, que les habitants du pays nomment Om-el'Gaaby est en plein désert, à deux kilomètres au moins à l'ouest du temple de Seti P'* et de la nécropole fouillée par Mariette; c'est une immense étendue de sable où se dessinent par places de grands monticules informes, presque entièrement recouverts de débris de poteries.

C'est sous ces monticules que se trouvaient les tombeaux découverts l'année dernière; ceux des rois, qui se distinguent des autres par leur taille beaucoup plus considérable, avaient été malheureusement si complètement spoliés qu'ils ne renfermaient plus que fort peu d'objets*.

Les deux premiers de ces tombeaux royaux, les plus rapprochés de la vallée sont de grandes fosses, l'une carrée, l'autre rectangulaire (fig. 778), creusées dans le sol et revêtues de murs de briques crues. C'est de là que proviennent les deux stèles qui sont aujourd'hui au

1. Amélineau, Les nouvelles fouilles d AhydoSy Paris, Leroux, 1896.

2. M. Amélineau attribue la violation de ces sépultures aux Coptes qui ont laissé U quelques vestiges de leur passage.

Musée de Guizeh et qui nous donnent les noms de deux rois, ^'^, et

\tL^ (fig. 779 et 780). Avec la première de ces stèles, dans le tombeau dont nous avons donné le plan, on a trouvé encore une planchette de bois d'ébène^ provenant sans doute d'un coffret ciselé sur Tune de ses faces avec la plus grande finesse, et orné sur l'autre

Fig. 778. — Plan du tombeau du roi Kâ, Échelle 1:200.

Fig. 779. — Stèle du roi Kâ. Musée de Guizeh. Granit noir. 1/ 10 grandeur naturelle.

Fig. 780. — Stèle royale. Musée de Guizeh, Granit noir, i/io grandeur naturelle.

d'une sorte de mosaïque émaillée. Â part cela, ces deux tombes ne contenaient plus aucun objet.

Un monument plus important est celui du roi Den '=^, très rapproché des deux précédents, un peu plus au sud. C'est toujours une grande chambre rectangulaire creusée dans la montagne et revêtue de murs de briques d'une très grande épaisseur, qui eux-mêmes étaient recouverts de lambris de bois. Cette salle était entièrement pavée de grandes dalles de granit rose ; on y accédait, sur la face

Fig. 78t. — Plan du tombeau du roi Den. Échelle i : laS.

nord, par un escalier également revêtu de murs de briques et divisé en deux parties par un palier (fig. 781). De môme que les deux précédentes, cette tombe avait aussi une grande stèle en granit rose, mais sans aucune inscription. Par contre, la bannière du roi se trouve sculptée sur un grand mortier en granit gris, ainsi que sur quelques fragments d'objets analogues.

Ici aussi, les spoliateurs avaient passé, ne laissant derrière eux que les monuments trop lourds pour être transportés et trop difficiles à détruire. C'est sans doute de ce tombeau que proviennent une petite plaquette de bois, ramassée par M. Daressy à la surface du sol (fig. 782) et une autre, en ivoire, qui se trouve actuellement en Angleterre, dans la collection de M. Mac Gregor. Cette dernière, absolument semblable, comme dimensions et comme genre de gravure, à

Fig. jS'i, — Plaquette de bois au nom du roi Den, Musée de Guizeh. Grandeur naturelle. Fig. 783. — Motif d'un cylindre au nom du roi Den. 2/3 grandeur naturelle.

celle de Négadah, représente le roi brandissant sa massue et massacrant un ennemi agenouillé devant lui ; on croirait voir la réduction d'un des bas-reliefs de Wadi-Maghara*. La bannière au nom de Dea surmonte le roi et quelques signes .hiéroglyphiques fort difficiles à interpréter, vu leur concision, ornent les parties nues de la plaquette. En dehors, et tout autour du tombeau se trouvait toute une série de petites chambres qui ne figurent pas sur plan; elles en dépendaient certainement et devaient servir de magasins ou de chambres d'offrandes. Là plupart contenaient encore de nombreux fragments de vases en pierre dure, semblables à ceux de Négadah, et beaucoup de grandes jarres de terre bouchées avec des cônes d'argile. Sur ces

I. La stèle de Snefrou surtout présente avec notre plaquette les plus grandes analogies (v, sa reproduction avec celle de plusieurs autres stèles du même endroit, dans J. de Morgan, Recherches sur les origines de VÉgypte, I, p. 233).

en

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cônes se retrouvent ici aussi des impressions de cylindres portant la bannière du roi Den (fig. 783) avec son cartouche (fig. 781) ou d'autres inscriptions avec les noms d'autres rois (fig. 785) entre autres celui de

^ (fig. 786-787) que nous retrouverons'plus loin. Chose plus curieuse encore, quelques-uns de ces cylindres sont les mêmes que ceux de Négadah, avec la bannière du roi Aha{^) et les représentations d'ani-

Fig. 784. — Empreinte d'un cylindre. Tombeau du roi Den, 2/3 grandeur naturelle.

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Fig. 785. — Empreinte d'un cylindre. Tombeau du roi Den, 2/3 grandeur naturelle.

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Fig. 786. — Empreinte d'un cylindre. Tombeau du roi Den, 2/3 grandeur naturelle.

maux *. Sur la panse de ces vases sont quelquefois gravées des bannières qui nous donnent quelques noms nouveaux ; les signes sont malheureusement fort mal dessinés et si grossièrement gravés qu'il est parfois difficile de les distinguer (fig. 788-795).

I. Ces sceaux sont déjà reproduits à la page 168 de ce volume, ùg. b3j.

Le quatrième des grands tombeaux d'Om-el-Ga'ab est plus curieux encore comme plan. Ici les chambres d'offrandes font partie du monument lui-même, un grand carré qui consiste en une chambre cen-

Fîg. 787. — Empreinte d'uo cylindre. Tombeau du roi Den, 2/3 grandeur naturelle. Fig. 788-790. — Gravures sur des vases en terre. Tombeau du roî Den, 1/2 grandeur naturelle.

Fig, 791-792. ^ Gravures sur des vases en terre. Abydos. i/3 grandeur naturelle.

^ifi»' 795-795. •" Gravures sur des vases en terre. Abydos. i/3 grandeur naturelle.

traie entourée de toute une série de petites cellules (fig. 796). Le fait qu'on a trouvé dans six de ces chambres de petites stèles en calcaire, grossièrement taillées et dont les inscriptions très brèves donnent en général un nom et un titre, ne signifie pas nécessairement que ces chambres secondaires étaient des tombeaux de particuliers,

comme paraît le supposer M. Âmélineau. Je crois qu'il s'agit plutôt de personnages de la cour qui auraient désiré placer eux-mêmes une offrande à leur nom auprès du tombeau de leur souverain et perpétuer ainsi leur souvenir en môme temps que le sien. De môme les

Fig. 796. — Plan du tombeau du roi Dja. Échelle i : i25.

cylindres que nous avons vus dans le tombeau de Den portent presque tous, non pas seulement le nom du roi, mais des titres qui n'ont rien de royal, et qui semblent désigner un fonctionnaire, ou plutôt même une fonction auprès d'un souverain.

Tout autour de ces chambres court un couloir très étroit, séparé de la montagne par un mur de briques. La stèle de calcaire (fig. 797), trouvée au milieu de la grande salle, est une merveille de gravure, le plus beau morceau peut-être de cette époque; elle ne porte, comme les deux autres stèles royales, que l'épervier surmontant la bannière

au nom du roi \, nom qu'il faut peut-être lire Dja\ Outre cette

I. C'est ce roi que M. Amélineau appelle le roi Serpent (v, la planche en tcte de sa brochure : Les nous'elles fouilles d*Abydos).

Stèle et celles dont il a été parlé plus plus haut, on n'a trouvé dans cette tombe que deux petits objets en bois d'ébène, morceaux ravissants de sculpture archaïque.

représentant Tun le haut d'une statuette de femme, l'autre une tête de lion.

Comme cela a de tous temps été la coutume en Egypte, tout autour des tombeaux des rois sont venus se grouper ceux des personnages de leur époque, ou tout au moins ceux de la famille royale et des grands fonctionnaires. Ces tombes sont beaucoup plus grandes, en général, que celles de Négadah et des autres nécropoles contemporaines ; souvent elles sont composées de plusieurs chambres, séparées par des murs de briques.

Moins importantes que les sépultures royales, celles-ci ont aussi été beaucoup moins spoliées, témoin les nombreux objets qui y ont été recueillis au cours des fouilles. En première ligne, il faut citer un bon nombre de ces stèles de particuliers dont nous avons déjà vu quelques-unes dans le tombeau

du roi v« Les inscriptions qu'elles portent .(Og. 798-809} sont à peine dégrossies; elles sont si concises et d'un caractère sijarchaïque^qu'il est fort difficile de les déchiffrer; la seule chose qu'on puisse en dire avec certitude, c'est qu'elles ne contiennent guère chacune qu'un] nom ou un titre, quelquefois tous les deux ensemble.

Fig. 797. ^ Stèle du roi Dja, Calcaire. 1/12 grandeur naturelle.

Dans ces lombes, les fragments de vases en pierre dure et en albâtre sont aussi très nombreux*. Quelques-uns, qui malheureusement n'ont pas pu être reconstitués en entier, présentent des formes très bizarres, telles que canards, mains humaines, etc., et sont travaillés avec une hardiesse et une habileté extraordinaires. Plusieurs de ces morceaux de vases portent des inscriptions, gravées avec plus ou moins de soin, toujours avec des bannières et des titres royaux. Tout d'abord nous retrouvons sur un vase d'albâtre le nom du roi

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^^S' 79^'799* — Stèles de personnages privés. Abydos. Musée de Guizeli. i/4 grandeur

naturelle.

^ , celui dont les cylindres se trouvent imprimés sur les cônes du tombeau de Den (fig.810). Un autre fragment d'albâtre et un morceau de pierre dure (fig.811 et 812) nous donnent deux noms de pharaons nouveaux que nous pouvons sans hésiter ranger dans la même époque; le dernier même se retrouve sur d'autres fragments, mais avec une inscription moins complète. Enfin nous retrouvons ici aussi le nom du roi de Négadahsur un petit fragment provenant sans doute d'une table d'offrande en albâtre (fig. 813).

r. La plus grande partie de ces morceaux de vases a été trouvée non pas dans le fond des tombeaux, mais presque à la surface, comme s'ils avaient été brisés et jetés dans la tombe pendant qu on la remplissait.

Fig. 800-809. — Stèles de personnages privés. Musée de Guizeh. Abydos. 1/4 grandeur

naturelle.

Les ivoires ne font pas défaut non plus. Nous avons d'abord toute une série de petits pieds de meubles et un lion en ivoire, semblables en tous points à ceux du tombeau royal de Négadah, mais avec des proportions un peu plus grandes; ce sont toujours ces pieds de taureaux traités à l'assyrienne avec la même exquise finesse *. Il faut

Fig. 8io. — Inscription sur une vase en albâtre (Abydos), 3/4 grandeur naturelle. Fig. 8ii. — Inscription sur un vase en albâtre (Abydos). 3/4 grandeur naturelle.

Fig. 8i2. — Inscription sur un vase en pierre dure (Abydos). 3/4 grandeur naturelle.

Fig. 8i3. — Inscription sur un plat d'albâtre (Abydos). Grandeur naturelle.

Fig. 8i4. ^ Inscription sur une plaquette d'ivoire (Abydos), Grandeur naturelle.

mentionner encore plusieurs petites plaquettes d'ivoire dont la plus intéressante nous donne encore une fois le nom du roi Aha ?(fig. 814), tandis que les autres, sans inscriptions, représentent des personnages ou ne sont que des fragments de coffrets.

1. A ce sujet, M. Amélineau fait erreur en disant que ces fragments de meubles représentent des pieds d'hippopotame. Cet animal a les jambes faites d'une manière toute différente; le pied nest pas fourchu comme chez les taureaux.

Pour terminer cette énuméralion des objets recueillis dans cette nécropole, il faut encore citer des séries de petits vases d'offrandes, un bon nombre d'instruments de bronze, une petite balance en or, et enfin, une quantité très considérable de silex travaillés dont les plus beaux sont, sans contredit, les pointes de (lèches représentées déjà au cours de ce volume *, de vraies merveilles dans leur genre, et un bracelet, également en silex*.

De même qu'à Négadah, les quatre tombes royales dont je viens de parler avaient été incendiées de fond en comble. M. Amélineau attribue cela aux spoliateurs coptes, tandis que je serais très tenté de croire qu*ici aussi, il s'agit d'un incendie allumé volontairement pendant les funérailles, pour brûler le mort avec tout ce qui lui appartenait. Malheureusement, on n'a pas fait à ce sujet des observations très précises au cours des fouilles, et il est impossible de se prononcer d'une façon absolue sur ce point.

Pendant les fouilles de Thiver dernier (1896- 1897), M. Amélineau a entrepris un travail très considérable, un tombeau immense qui Ta occupé pendant toute la saison. Ce monument qui n'a pas moins de 57 chambres et de 83 mètres de long, a un plan assez irrégulier. Tune des extrémités étant plus large que l'autre (fig. 815). Ce n'est pourtant qu'un seul tombeau, composé d'une série de petites chambres d'offrandes groupées autour d'une salle centrale. Ici, il n'y aucune trace d'incendie et, quoique spoliée , cette tombe a livré un bon

— nombre d'objets fort intéressants.

Figr8i5. — Plan p^ même que les autres tombeaux de cette épo-

du tombeau du roi ri. i . . ^ '^ i. i. j

Échelle i • 4oo ^"®> celui-ci contenait un bon nombre de vases

en terre , où étaient renfermées les provisions

nécessaires au mort dans l'autre vie, grains, raisins et figues, entre

autres. Par contre, les bouchons, toujours en argile, n'ont plus la

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